La répartition des Terres entre les classes sociales :
Les classes privilégiées ne possèdent dans le Lodévois qu’une faible portion des terres (clergé et noblesse). L’évêque de Lodève possède des biens dispersés ( La Prade est une des seules sur le Larzac de 937 hectares). Ses terres ne représentent au total qu’un sixième de ses revenus.
Le clergé régulier possède le domaine de Grandmont et celui de ferussac sur le Larzac. Dans ces domaines les pâturages l’emportent sur les terres labourables.
Les nobles possèdent surtout des terres dans les localités où ils sont seigneurs justiciers. Mais en général leurs revenus sont très médiocres car les terres sont souvent des bois et garrigues.
Une partie des terres appartient à des bourgeois des villes, de riches fabricants d draps de Lodève. Ces gros propriétaires sont qualifiés de Bourgeois et ont à leur service, des jeunes gens venant souvent du Rouergue, qu’ils logent et nourissent.
Les travailleurs agricoles ou « brassiers » possèdent parfois quelques lopins de terre, qu’ils cultivent pendant leurs loisirs. Mais souvent ce sont des misérables…
En conclusion , le clergé et la noblesse joue un rôle très faible dans la vie agricole à cette époque. Les bourgeois et plus particulièrement les » ménagers »qui sont là depuis plusieurs générations constituent l’ossature de la paysannerie lodévoise.
La valeur des terres :
Elle varie en fonction de la qualité du sol et du genre de culture. Les prés sont plus chers, ensuite viennent les olivettes et les champs.Les vignes valent moins encore. Le prix des garrigues est très bas.
On distingue :
- le fermage
- le métayage
- la locatairie perpétuelle
- le bail à terrage
le fermage est le plus répandu. Les terres sont louées contre argent, en nature ou les deux.
Le métayage très peu répandu car il est difficile dans le Lodévois de vivre à deux sur ces terres pauvres.

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