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Larzac environnement

Articles Récents

28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 15:15

 

 

Le territoire " CAUSSE ET CEVENNES " est

 

inscrit au patrimoine mondial de

 

 l'UNESCO !!! ..depuis le 28 Juin 2011 .

cirque de Navacelles

 

'Causses et Cévennes' - paysage culturel vivants et évolutifs de l'agro-pastoralisme méditerranéen a été classé ce jour au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Comme vous le savez, 12 de nos communes en Lodévois et Larzac sont situées dans la zone cœur et 5 dans la zone périphérique. Lodève est une des 5 villes portes. Nous vous invitons à prendre connaissance du dossier complet sur le site www.causses-et-cevennes.com 

" La candidature des Causses et Cévennes porte en elle la reconnaissance internationale d'un territoire d'exception, de paysages si singuliers et recherchés par nos contemporains, de savoir-faire lié aux pratiques agro-pastorales et transmis par des générations de bergers et d'éleveurs. Si l'inscription favorise indéniablement l'augmentation de la fréquentation touristique, elle sera surtout l'occasion de promouvoir une stratégie de territoire dans sa globalité, au bénéfice de tous les secteurs d'intervention et d'activités " (source: causses-et-cevennes.com

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 17:22

La répartition des Terres entre les classes sociales :

 

Les classes privilégiées ne possèdent dans le Lodévois qu’une faible portion des terres (clergé et noblesse). L’évêque de Lodève possède des biens dispersés ( La Prade est une des seules sur le Larzac de 937 hectares). Ses terres ne représentent au total qu’un sixième de ses revenus.

Le clergé régulier possède le domaine de Grandmont  et celui de ferussac sur le Larzac. Dans ces domaines les pâturages l’emportent sur les terres labourables.

Les nobles possèdent surtout des terres dans les localités où ils sont seigneurs justiciers. Mais en général leurs revenus sont très médiocres car les terres sont souvent des bois et garrigues.

 

Une partie des terres appartient à des bourgeois des villes, de riches fabricants d draps de Lodève. Ces gros propriétaires sont qualifiés de Bourgeois et ont à leur service, des jeunes gens venant souvent du Rouergue, qu’ils logent et nourissent.

Les travailleurs agricoles ou « brassiers » possèdent parfois quelques lopins de terre, qu’ils cultivent pendant leurs loisirs. Mais souvent ce sont des misérables…

En conclusion , le clergé et la noblesse joue un rôle très faible dans la vie agricole à cette époque. Les bourgeois et plus particulièrement les » ménagers »qui sont là depuis plusieurs générations constituent l’ossature de la paysannerie lodévoise.

 

La valeur des terres :

 

Elle varie en fonction de la qualité du sol et du genre de culture. Les prés sont  plus chers, ensuite viennent les olivettes et les champs.Les vignes valent moins encore. Le prix des  garrigues est très bas.

 

On distingue :

-         le fermage

-         le métayage

-         la locatairie perpétuelle

-         le bail à terrage

 

le fermage est le plus répandu. Les terres sont louées contre argent, en nature ou les deux.

Le métayage très peu répandu car il est difficile dans  le Lodévois de vivre à deux sur ces terres pauvres.

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 21:16





 

Un mois après la session des Etats généraux de la province, il est d’usage depuis le début du XV ème siècle en Languedoc qu’une assemblée se tienne dans la ville épiscopale. Sa fonction est d’asseoir sur les différentes communautés la quote-part des impositions votées par les Etats.

Dans chaque diocèse du Languedoc, l’évêque est le président-né de l’Assiette. A lodève, plus qu’ailleurs l’évêque a une très grande influence car il est aussi le seigneur dominant de la plus grande partie du pays. Les autres membres de l’assemblée se limite qu’à un rôle d’enregistrement.

L’assiette est sous la haute autorité du roi qui y est  représenté par un commissaire principal. Il peut être un évêque mais plus généralement c’est un député de la noblesse ou du Tiers Etat.

 

Sous l’épiscopat de Souillac, le titre d’inspecteur des chemins ( des travaux publics) est conféré par l’assiette à un homme de l’art. Il est chargé de préparer les plans et les devis des routes et des ponts que le diocèse fait construire ou réparer.

Plusieurs voies permettent de gravir le Causse :

-         la voie dite de la Côte de saint Guilhem. La plus courte mais la plus pénible.

-         Le chemin de la côte de saint Jean. Plus fréquenté à partir du XVIIème.

-         Le camin Ferrat ou « côte de Montpeyroux » . De la Meillade elle escalade une pente moins raide que celle de Saint Guilhem.C’est la plus fréquentée.

-         La Côte d’Arboras mais elle n’est plus mentionnée à partir du XVII ème.

Toutes ces chemins utilisés pour le commerce et la Transhumance  se rejoignent au niveau de la Trivalle (nom de carrefour) ou une lavagne dite autrefois de Coms permettait de faire boire les bestiaux.

De La Vacquerie on peut bifurquer vers St Maurice et Madières pour aller vers les Cevennes ou longer la Métairie d’azirou et les Nages pour rejoindre la Vis.

La Route du Rouergue passe par saint Pierre,la prade, Le caylar pour rejoindre La Pezade.

Ces chemins sont dans un état lamentable au début de l’épiscopat de Souillac et les habitants d’Arboras sollicitent le rétablissement de leur ancienne côte, ceux de Montpeyroux voudraient que l’on répare le leur.

Une bataille d’influence fait rage entre les deux communautés suite à l’octroi de 4000 livres de l’assemblée de la sénéchaussée pour des travaux. La répartition se fait à égalité entre les deux.

  De nombreux emprunts sont réalisés pour un total de 128000 livres  permettant de refaire les routes de Lodève à l’Hérault et à la Dourbie mais aussi un grand pont qui est construit à Cartels sur la lergue.


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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 22:12

Au XVIII ème siècle, le gouverneur de la province est un grand seigneur, qui vit à la cour. C’est le duc de Maine, fils légitimé de Louis XIV et de madame de Montespan, piètre soldat, Il hérita de la principauté de Dombres et devint gouverneur du Languedoc en 1682 jusqu’en 1736 et son fils le prince de Dombres lui succéda.

Il se fait représenter par un commandant général qui n’intervient avec ses troupes que si l’ordre du roi est menacé. Au début c’est le marquis de la Fare et en 1738 c’est le duc de Richelieu qui lui succèdera.

Ce grand seigneur le duc de Richelieu, épicurien entretient de bonnes relations avec l’évêque Souillac.

 Richelieu vient à Lodève en 1741l est reçu en grande pompe par l’Evêque qui le raccompagne jusqu’à Gignac. En témoignage d’amitié le duc lui offre une canne à pomme d’or que celui ci conservera jusqu’à sa mort.

A côté de cette administration royale, cohabite un organisme provincial. Les Etats généraux du Languedoc se réunissent vers la fin de chaque année à Montpellier. Le clergé très majoritaire, préside toutes les commissions et les représentants des communes ne peuvent être d’un autre avis que leur évêque.

Souillac participe durant ses dix huit ans d’épiscopat ( 1732-1750) à presque tous les états malgré une santé souvent déficiente.

Cette assiduité est remarquée par l’archevêque de Narbonne. Celui-ci le nomme à la tête de commissions et en 1737 il est amené à présider la députation que l’assemblée envoie tous les ans à la cour. Cette mission auprès du roi, lui vaut la forte indemnité de 4000 livres.

Souillac va entreprendre des travaux considérables sur le réseau routier, puis il entreprend la vérification des dettes de la communauté. Encouragé par Louis XV, il finira sa vie  à contrôler la gestion financière des communautés.

Le tiers Etat envoie à l’assemblée provinciale, trois députés :Lodève en sa qualité de capitale épiscopale, deux et Clermont, ville diocésaine unqui sont les consuls(maires) de ces villes. Ces cessions durent quarante jours et les députés ont des avantages pécuniaires importants. Certains sont choisis pour la députation des Etats à la cour, dont le maire de Lodève en 1748 qui perçoit 2000livres pour cela.

Les Etats ont à leur service des Officiers , qu’ils nomment . Ce sont surtout les syndics généraux. Ils sont chargés de poursuivre l’exécution de l’assemblée.

Un syndic est affecté à chacune des sénéchaussées de Toulouse, Carcassonne,  Nimes et Beaucaire.

M. de Montferrier, syndic général de Carcassonne doit s’occuper du Diocèse de Lodève qui se trouve dans la circonscription..

 
















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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 22:20

L’Ecole :

Le terme Instituteur n’apparaît officiellement qu’en 1792. Il est longtemps en concurrence avec Maître d’école ou Régent.

Les communes demandent à l’intendant une somme pour le salaire du Régent de leur école. Ces subventions sont dérisoires. Une rétribution des parents d’élèves est nécessaire, le plus souvent en argent mais parfois en nature. ( à Arboras le régent reçoit 3 sols par mois et les parents s’arrangent pour le nourrir). A la Vacquerie il y a un maître et une maîtresse.

A Lodève où il y a 5 maîtres et 5 maîtresses, les Ursulines donnent en plus des cours aux jeunes filles issus de milieu pauvre.

En 1747, l’évêque de Lodève Souillac essaie d’établir 3 frères pour instruire les garçons des classes modestes.

Les salles de classe sont des locaux de fortune ( maison, église, maison commune….)Les régents sont contrôlés par le curé et peuvent être congédier par eux. Souillac écrit dans les statuts synodaux « Les écoles sont principalement établies pour former les jeunes à la piété et pour leur apprendre les principes de la religion chrétienne ».

Le maître enseigne le catéchisme à ses élèves : Il les conduit aux offices à la paroisse et c’est souvent le meilleur auxiliaire du curé.

L’enseignement se limite à l’essentiel pour cette époque : la lecture, l’écriture et le calcul. Les régents viennent souvent du Rouergue.

Mais la proportion d’illettrés est très forte. A Soulatgets le 15 Septembre 1727, sur huit chefs de famille, six ne savent pas signer. En 1745, à Clermont, seuls 23 tisserands sur 76 sont capables de signer.

Seul le collège des Doctrinaires à Lodève accepte des pensionnaires issus de la bourgeoisie pour dispenser des cours de rhétorique et de philosophie.

 

L’Hôpital :Seul les hôpitaux de Lodève et de Clermont sont vraiment importants au XVIII ème siècle.

Leur rôle est surtout d’héberger et de soigner les malades pauvres et  de recueillir les enfants abandonnés.

Les ressources de ces établissements sont constituées de legs, rentes personnelles ou de biens.

Le diocèse, certaines confréries apportent des ressources aux hôpitaux.

Les jeunes enfants qu’il héberge travaille à filer des laines pour les fabricants de la ville produisant ainsi quelques petits revenus. L’hôpital de Clermont perçoit lui un droit de courretage sur les huiles qui se vendent.

Mais malgré tout, l’hôpital n’arrive pas à nourrir tous ses malades et divers taxes ou subventions sont prélevées.

Ces établissements sont gérés par des recteurs qui ont mandat d’un an et sont nommés par le conseil politique, d’ un bureau de charité composé des consuls, du curé, des officiers du seigneur. Cette gestion laisse souvent à désirer et de nombreux abus sont constatés.

Chaque établissement fonctionne avec un hospitalier qui est souvent une femme que l’on appelle sœur malgré que ce soit une laïque. Elle est chargée de préparer la nourriture des pauvres.

A l’hôpital de Lodève, la sœur s’appropriant la nourriture des pauvres, Souillac remplace chacune de ces femmes par des  religieuses de la Charité de Nevers à Lodève en 1746 puis à Clermont.

D’autres confréries comme les dames de la Miséricorde provenant de milieux aisés, font la charité dans les hôpitaux(Montpeyroux) et vont visiter les malades pauvres.

 

 



























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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 21:16

Gestion Administrative :

La communauté d’habitants possède à sa tête un ou plusieurs  consuls, qui comme dans beaucoup de communautés sont les successeurs des syndics de la fin du moyen âge.

Les consuls sont chargés de répartir l’impôt foncier ou taille entre les habitants de la communauté.

De plus, en vertu de leur droit de police, ils veillent au bon ordre et à la propreté des rues, à l’observation de repos dominical, surveillent les poids et mesures et taxent les denrées essentielles. Ils font estimer par les prud’hommes les dégâts causés sur pied aux récoltes par des personnes ou par des bestiaux.

Mais l’intendant exerce sur les communautés, en matière financière, une tutelle des plus strictes. C’est  lui que les consuls doivent contacter, dés qu’il est question d’argent. Il faut l’autorisation de l’intendant pour réparer l’église, l’hôtel de ville, le four, les routes ou pour contracter des emprunts.

Ce n’est qu’après avoir eu l’avis du syndic général de la province que l’intendant rend des ordonnances motivées devant lesquelles le consul n’a qu’à s’incliner.

A partir de 1734, le contrôle de la gestion financière est encore plus strict, à la suite de la création de commission exécutive permanente composée par moitié de représentants du gouvernement et de la province.

Les consuls n’ont donc que des pouvoirs médiocres. Ils sont pourtant pourvus comme insigne de leur fonction, d’un chaperon  et à Lodève et Clermont l’Hérault d’une robe, le tout de couleur rouge.

Mais si certains privilèges leur sont acquis ces fonctions ne sont pas rémunérées et l’on note parfois pénurie de candidats.

Ce n’est qu’en 1743 que la commission décide d’attribuer des gages à ses magistrats municipaux.

Election

 La nomination des consuls a lieu tous les ans. Mais un magistrat municipal n’est  rééligible qu’après un intervalle de cinq ans. Le jour de l’élection est souvent lié à une fête ou à un événement dans chaque village. En général, le magistrat va d’abord demander le consentement du seigneur ou de l’évêque.

Des dérogations sont malgré tout observées. Dans les grandes villes surtout. A Lodève, Fulcran  Belliol en 1739 verse 20000 livres pour acheter la mairie. Ce sont de riches fabricants de draps souvent.

Toutes les communes ne disposent pas de maison commune et dans nombre de communautés les assemblées doivent avoir lieu sur la place publique. Pour les archives il en va de même et parfois les documents s’égarent. A la Vacquerie chacun des deux premiers consuls possèdent une clé (Etude Martin à Lodève).




















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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 21:53

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Cathédrale Saint-Geniez-et-Saint-Fulcran :

L'évêque de Lodève, tout autant que ses diocésains, avait remarqué cet ascète rigoureux. Il l'ordonna prêtre. A la mort de l'évêque, le clergé et les fidèles souhaitent que Fulcran lui succède. Il se cache mais il est découvert. Sacré évêque, il commence à parcourir aussitôt son diocèse, visitant les malades, soutenant les hôpitaux, aidant les pauvres, reprochant aux puissants et aux riches leurs scandales. Il enseigne, il catéchise, il fonde des monastères pour que la prière soit permanente. Il construit des églises.

En 975, consécration d' une cathédrale par Fulcran, évêque de Lodève, à l' emplacement d' un édifice antérieur établi peut-être sur un site gallo-romain. Au 13e siècle, construction du clocher. Au 14e siècle, construction de l'édifice actuel, englobant l'église paroissiale Saint-André. Au 15e siècle, construction du cloître et du baptistère. Tribune sur trompes construite entre 1750 et 1752 pour l'orgue de Jean François l' Epine et lustre en cristal offert par la reine Victoria. Au 19e siècle, vitraux par Mauvernay. La nef fût détruite pendant les guerres de religion par les protestants, au XVIème siècle, elle fût reconstruite à l’identique au XVIIème.



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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 19:13

Le Larzac a été au long des siècles qui nous ont précédés un territoire exceptionnel. Cette rencontre de l’espace et l’identité des personnes qui l’ont côtoyé.

A partir du traité de Meaux en 1229 les évêques de Lodève qui depuis longtemps déjà possèdent les droits régaliens dans leur diocèse , en deviennent eux mêmes suzerains.

A ce titre de seigneur dominant de son diocèse, le prélat reçoit l’hommage et le serment de fidélité des possesseurs de fiefs nobles. C’est à lui que doivent être payés les droits de lods, lorsqu’il est procède à des ventes de ces fiefs.

En fait ce n’est pas tout à fait exact. Son autorité ne s’exerce pas au Nord-Est et à l’Est de son diocèse. Il s’agit tout d’abord de saint guilhem (territoires de saint jean de fos, du coulet et du Mas de Gay, des Besses, de soulatgets et partie nord-est du terroir de la vacquerie.

Trois autres territoires, qui au XVIII siècle possèdent leur seigneurs particuliers, sont en dehors de la mouvance épiscopale, parce qu’ils faisaient partie autrefois de la juridiction de saint Guilhem ( Azirou, St Martin de Castries qui relevait du camérier de l’abbaye et Cambous qui relevait du cellérier).

Au Nord-Est également les seigneurs de Madières, de Navacelles et de la Baume Auriol prétendent également ne pas dépendre du diocèse de Lodève.

Par la suite les rois de France doivent intervenir à maintes reprises en faveur de l’évêque de Lodève. Ils demandent au sénéchal de Carcassonne de veiller à faire appliquer l’exécution de la sentence du parlement de 1281.

A la Vacquerie, l’évêque est seigneur que de la partie sud-ouest du terroir, ainsi que d’une portion du village. Le prélat lève la dîme dans les localités où il est seigneur. Pourtant à la Vacquerie la région Nord-Est où il est décimateur est différente de celle où il est seigneur.

Parmi les autres seigneurs ecclésiastiques du Lodèvois l’abbaye Bénédictine de saint Guilhem occupe la première place mais bien loin derrière Lodève.

A La Vacquerie aussi le chapitre de Saint Guilhem n’est seigneur que de la partie NE du terroir et d’une portion du village.

Au XVème siècle plusieurs des anciennes maisons seigneuriales font place à des familles de haute bourgeoisie, généralement enrichies par le commerce, qui achètent leurs terres et en joignent le titre à leur nom.

Les Rosset sont marchands de draps à Lodève (seigneur de la Vernède).

Les guerres de religion profitent à ces seigneurs sont  aussi marchands.

Au XVII et au debout du XVIII de riches bourgeois de Montpellier achètent des seigneuries dans le Lodèvois.

après les morcellements du XVI siècle, consécutifs à l’aliénation des biens ecclésiastiques on peut noter une légère tendance au groupement.

Il faut arriver au XVI pour voir apparaître quelques qualificatifs: En mai 1753, le seigneur de st Maurice, Antoine de Barbeirac parvient à faire ériger sa terre en marquisat.

Les territoires des seigneuries constituent des circonscriptions judiciaires, qui sont appelées juridictions ordinaires ou bannerettes.

l’administration monarchique a considérablement réduit  la compétence de cette justice.

Le sénéchal peut ôter au juge du seigneur la connaissance de n’importe quelle affaire, lorsque celui ci n’a pas informé dans les 24 heures.

Chaque seigneurie comprend un juge, un procureur et un greffier. Le juge est appelé viguier dans les localités importantes et baile ou bailli dans les petites seigneuries.

La justice de tous les lieux ou l’évêque est le seigneur particulier s’exerce à Lodève.

Le procureur épiscopal de Lodève est d’habitude un notaire de lodève.

De même, c’est à St Guilhem que les Bénédictins de ce bourg font administrer la justice de toutes les localises qui dépendent d’eux.

Les charges des juges ne sont pas très absorbantes et ils peuvent être juges de plusieurs seigneurs à la fois.

Les charges judiciaires restent souvent dans les mêmes familles. Les Mazerand au Caylar, les Seguret à st jean de la Blaquière...

les Banalités:

On désigne sous ce terme le monopole seigneurial des fours à cuire le pain et parfois des moulins à blé. Quand un four banal existe dans uns seigneurie’ les habitants ne peuvent faire cuire le pain ailleurs sinon ils doivent payer une amende.En 1732, un hahitant du Caylar ayant construit un four chez lui le senecal le condamne à le démolir.

A Lodève, le droit se partage entre le prélat et son chapitre. Le four de saint Pierre, répondant à la ville populaire et celui de la Broussonnelle répondant à la  cite épiscopale, dans la rue des Bourneaux. En 1730, les habitants estiment que deux fours ne suffisent pas à leurs besoins> Ils assignent l’évêque et les chanoines devant le sénéchal de Béziers, en vue de la création d’un troisième four. L’affaire 3est porté aux requêtes du Palais à Toulouse. Pour éviter une condamnation, le prélat et le chapitre construisent de concert un troisième four en bas de la rue de la lergue sur l’emplacement de l’ancien hôpital.

Le seigneur qui possède le four banal ou le fournier, s’oblige à l’entretenir en bon état. Il lève un droit de fournage ou de cuisande. Il consiste en général dans le lodevois au trentième de la pâte ou du pain. L’obligation de fournir le bois incombe à tour de rôle chaque semaine à un habitant. Souvent le seigneur, responsable du four ne l’exploite pas lui-même. Ceux  situés dans les villes rapportent beaucoup

Canet et les Salces possèdent un moulin banal.

La Tonlieu de la boucherie:

C’est un droit en nature sur les animaux abattus pour la consommation. Cette redevance est très ancienne. Elle est mentionnée des 884. Ensuite st Fulcran en 975 accorde une partie de ce droit à son chapitre.

Droit de Corvée:

Les corvées sont des journées de travail gratuites que le seigneur est en droit d’exiger. Elles ne sont pas très répandues dans le Lodevois.

Droit de Coupe:

Il s’agit du droit de mesurage des grains, que les étrangers viennent vendre tous les jours au marché. Les habitants où se tiennent ces marchés en sont exempts. Pour attirer les commerçants aux foires, le droit de coupe n’est pas perçu.

Les Hôpitaux:

Des le IX siècle, des institutions charitables avaient été créées sous l´égide de l´église avec le concours de générosités privées. Des hôpitaux plus ou moins importants étaient fondés dans la région. Certains étaient spécialisés aux lépreux, d´autres avaient  pour mission essentielle de porter secours aux pauvres et aux voyageurs.

A la sortie de la Vacquerie un lieu nommé l´ hôpital existe encore.

Dés le moyen age chaque établissement était desservi par un hospitalier qui prépare la nourriture des pauvres. Au XVIII siècle il s´agit le plus souvent d´ une femme à qui on donne le nom de sœur en dépit de sa qualité de laïque.

Le rôle de l´ église:

Apres que Charles Martel eut sauvé la chretienneté, le duc d´ aquitaine refuse dans notre région l´ autorité de Pépin le Bref. Mais le duc est vaincu, le duché d'aquitaine devient un royaume. En 778 Charlemagne a soumis les Aquitains. L´ abbaye de Gellone, fondée par Guillaume d´ Orange, comte de Toulouse et parent et ami de Charlemagne fut comblée par ce souverain. Parmi les dons on trouve celui  fait par Lodovicus rex serenissimus au bienheureux Guillaume du lieu appelé Castries avec son église Saint Martin en 807.

A la Vacquerie, l´ évêque est seigneur que d’une partie du village, l´autre se trouve sous la juridiction de l´ abbaye de saint Guilhem. Au delà de la rue saint Guilhem se trouve la Parro terre que jean Villa acheta, l´ an 1778 aux abbés de saint Guilhem au prix de 1099 livres... droit de lods 111 livres....

Au milieu des habitations, se situe les restes d´ une maison à arcades qui appartenait aux abbés de st guilhem.

Etymologiquement la Vacquerie indique un lieu de pacage de vaches dépendant de l´ abbaye.(sculpture d´ une tête de bovin sur un porche en face de l´ église et cabanes autour du village).

Dés 1488, le camérier de l´abbaye de st Guilhem inféode à la famille Vissec de la Tude le domaine de saint Martin de Castries.

En 1753 les terres de st Maurice, de la Prunarède, du castelet, de la Cisternette sont réunies et ériges en marquisat, en faveur de messire de Barbeyrac seigneur de saint Maurice.

Les brigands créent au moyen age une insécurité parfaite.Le pas de l´ escalette fut un repaire de detrousseurs. Pons de Leras(seigneur de l´ escalette) et le seigneur de madieres  furent des voleurs de haute naissance. Pons de Léras y renonça et après  une ultime humiliation devant de nombreuses personnes et l´ vaque Pierre de Raimond fonda en 1132 le  monastère de Silvanes où il mourut.(110)

La Tourmente de la Guerre de cent ans:

Par le traite de Brétigny(1360) jean le Bon cède avec le limousin et le Rouergue, le sud Ouest à l´ angleterre. c´ est l´ incursion des "routiers".Les Anglais libèrent de nombreux prisonniers qui errent par bande sur le rouergue. En 1361 trois mille routiers passent de Lodève dans les Cévennes et s´ emparent du Vigan. En 1367 ils font le siège de la Couvertoirade mais ne peuvent s´en emparer.

En 1380 une compagnie de routiers ravage le Larzac. L´ an 1383 les "Engleses' qui occupent Carlat raflent tous les bestiaux au Caylar.

Jusqu´ en 1391 les Routiers qui vivent sur St Eulalie, Nant, La Panouse au dépens du Larzac.

Jean III d'Armagnac finit par les chasser.

Durant les premières années du XV siècle, les Anglais infligent à la France la défaite d´ Azincourt (1415) et le fameux traité  de Troyes.

Les Armagnacs sont comtes de Rodez et se battent contre les Bourguignons. La région du Vigan ayant opté pour le parti Bourguignon, puis pour le roi, les Armagnacs incendient le village de Montdardier.


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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 18:19

"Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !"

 

Date : 19 mars 1314, sur l'île aux Juifs à Paris


Ces mots auraient été prononcés par Jacques de Molay, grand-maître de l'Ordre des Templiers, lors de son supplice sur le bûcher de l'île aux Juifs à Paris le 19 mars 1314.

L'Ordre souverain des Chevaliers du Temple de Jérusalem fut fondé en 1128 par Hugues de Payns pour assurer la garde des Lieux Saints de Palestine et protéger les routes des pélerinages. Cette force militaire très bien organisée accompagna toutes les Croisades. Amassant de grandes fortunes par leurs pillages des villes conquises, étant exemptés d'impôts, ils devinrent rapidement très riches et furent sollicités bientôt par les différentes cours d'Europe pour des prêts d'argent.

Au début du quatorzième siècle, le roi de France Philippe IV le Bel, lourd débiteur de l'Ordre, décide de s'attaquer aux Templiers afin de s'approprier leurs richesses. Guillaume de Nogaret, son Garde des Sceaux, est chargé de mener l'enquête et le procès qui doit éliminer l'Ordre des Templiers.

Le 13 octobre 1307, Jacques de Molay, le grand-maître, et les 140 Chevaliers de la maison-mère sont arrêtés à l'Hôtel du Temple par Guillaume de Nogaret, sous des chefs d'inculpation douteux (profanation de la croix, idolatrie d'une tête de chat, sodomie), tout comme des centaines d'autres Templiers de Province.

Le procès dure près de sept ans et, un à un, sous les tortures prodiguées par Guillaume de Nogaret, les Chevaliers du Temple finissent par avouer les crimes qu'on leur impute. Sous la pression de Philippe le Bel, le pape Clément V émet le 3 avril 1312 la bulle Ad providam, annonçant la suppression de l'Ordre.

Le 18 mars 1314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1307 dans la prison du Temple, est conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès, en compagnie de Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, de Hugues de Payraud, visiteur général de l'Ordre, et de Geoffroy de Gonneville, Commandeur d'Aquitaine. La sentence des juges est la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay haranguent la foule en disant que leurs aveux ont été volés, que les Templiers n'ont commis aucun crime et sont victimes d'une machination. Les deux hommes sont alors condamnés au bûcher.

Le lendemain, 19 mars 1314, sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs, en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écrie :


"Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !"

La malédiction du grand-maître allait s'avérer exact : Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement. Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral ; ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs
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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 17:58

L’histoire des Templiers a débuté aux abords de l’an 1000. En 997 avec la prise de Saint Jacques de Compostelle, par le chef musulman, El Mansur, qui rase la cité saine et ne laisse que le tombeau de l’apôtre Jacques et force les vaincus à porter les cloches jusqu’à la mosquée de Cordoue.

En 1009, la destruction du saint Sépulcre à Jérusalem, par  le Calife al Hakim, met tout le monde chrétien sous le choc.

L’idée de la guerre sainte contre les « infidèles » fait son chemin et aboutit à l’appel du pape Urbain II, le 27 novembre 1095 au concile de Clermont. La guerre entre le croissant et la croix est déclarée.

La première croisade avec à sa tête quelques fanatiques ( Pierre l’Ermite) ainsi qu’une armée de plusieurs milliers de volontaires va vite disparaître sous les armes bulgares et turques.

D’autres mieux organisées partiront et Godefroy atteindra Constantinople en 1096.

- Hugues de Payns créa l’Ordre du Temple en 1119. Il quitte Constantinople pour l’Occident pour renforcer ses appuis. Sa tournée de propagande est porteuse d’espoir . Le concile de Troyes érige une loi conciliant le statut de moine avec celui de combattant.

La hiérarchie est dominée par le maître dont le premier fut  Hugues des Payns. Viennent ensuite les frères qui sont chevaliers, chapelains ou sergents.

- A sa mort en 1136, c’est Robert de Craon qui lui succède jusqu’en 1149 et intervient auprés du pape Innocent II pour étendre ses privilèges. Les donations sont nombreuses  et les commanderies qui sont de petites exploitations agricoles fleurissent en Europe ;

C’est le pape  EugèneIII qui leur accordera la croix rouge que les Templiers porteront fièrement sur leurs grands manteaux blancs.

Louis VII part en croisade avec son épouse Aliènor d’Aquitaine sous la protection des chevaliers du Temple avec à leur tête Evrard des Barres qui succèdera au maître à sa mort.

Les Templiers représentent alors une puissance financière considérable. Ce sont eux qui en 1250 verseront la rançon pour libérer le roi de France Louis IX, prisonnier en égypte.

Le sanctuaire de Saint Jacques de Compostelle attire des foules de pélerins venant de toute l’Europe désireux de vénérer le tombeau de l’Apôtre. Les Templiers ont joué un rôle important dans la défense des chemins suivis par les jacquets et ont les trouve sur les principales voies de communication.

Pendant 150 ans les Templiers du larzac vont mettre en valeur le Causse. La Commanderie de Saint Eulalie de Cernon a été le plus important établissement Templier du midi de la France.
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