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Larzac environnement

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 21:40

  La réunion du 10 février a été provoquée par NKM ministre de l'Environnement avec Eric Besson, Ministre chargé de l'Energie pour demander aux industriels de suspendre les travaux jusqu'à remise du rapport sur les conséquences industrielles, sociales et environnementales du gaz et du pétrole de schiste.

Le rapport final devant être prévu pour le 31 Mars,  la société TOREADOR devrait demarrer la première prospection vers cette date à Doue, une petite ville de Seine et Marne.

L'inquiétude grandit là-bas...

Sur le site des travaux et forages de Doue, il y aura une manifestation  contre le gaz de schiste, le 5 mars 2011, à partir de 15h.

 

 

 

Toujours dans l'information réelle de ce qu'il se passe chez nos voisins canadiens, je vous laisse le lien et un article de ce site :

 

   

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201102/19/01-4372130-gaz-de-schiste-une-proportion-record-de-fuites.php
 

Jean-François Cliche
Le Soleil

 

 

 

(Québec) Au chapitre des fuites, les 11 puits québécois sur 31 où des «migrations» ont été détectées constituent sans doute une proportion record dans l'industrie des gaz de schiste. D'après un calcul maison, en tout cas, c'est 30 fois plus qu'en Pennsylvanie. Mais ce sont les méthodes de détection particulièrement sophistiquées des inspecteurs des

Ressources naturelles (MRNF) qui expliqueraient cette «performance», et non un laxisme de l'industrie, d'après une employée du Ministère.

 

Gaz de schiste: une proportion record de fuites

 

Le Ministère a trouvé 11 cas de «migration de gaz» sur les 31 puits de gaz de schiste que compte le Québec.

 Celui de Leclercville en faisait partie.

Photothèque Le Soleil

 

 

 

Le mois dernier, on s'en souvient, le MRNF a admis au BAPE avoir trouvé 11 cas de «migration de gaz» sur les 31 puits de gaz de shale que compte le Québec. Voulant savoir si ce ratio de plus de un puits sur trois constituait la norme ou l'exception dans l'industrie, Le Soleil a épluché les données d'inspection de la Pennsylvanie pour 2010. Là-bas, sur les 405 puits trouvés coupables d'une faute quelconque l'an dernier, les inspecteurs en ont repéré seulement cinq qui montraient des signes de «migration» - c'est-à-dire qu'ils laissaient s'échapper du gaz par d'autres endroits que la «soupape» prévue à cette fin.

En proportion, cela représente une fréquence 28 fois moindre que ce qui a été observé au Québec, et encore, cela ne tient compte que des puits fautifs. L'écart véritable est probablement beaucoup plus grand puisqu'il y avait environ 5350 puits en activité dans cet État en date du 3 janvier dernier.

Comment expliquer une différence aussi énorme? D'après ce qu'il a été possible d'apprendre de l'industrie, cela ne peut pas être dû à un manque d'expérience des travailleurs québécois, puisque les puits d'ici ont été forés par les mêmes compagnies de forage (des sous-traitantes des gazières) qui travaillent déjà ailleurs sur le continent.

 

Cela ne peut pas être, non plus, une question de définition de ce qui constitue une fuite, ou de seuil à partir duquel une «migration» devient illégale. Le Pennsylvania's Department of Environmental Protection (PDEP) a confirmé au Soleil observer une sorte de tolérance zéro comme le Québec - alors que dans l'Ouest canadien, il faut un débit de gaz supérieur à 300 mètres cubes par jour pour que cela soit considéré comme un problème.

La différence, dit l'ingénieure du MRNF Isabelle Leclerc, pourrait alors bien s'expliquer par le fait que «normalement, selon les normes de l'industrie, ils se fient seulement à l'inspection visuelle pour détecter des migrations de gaz, alors que nous, on avait des détecteurs de méthane. Et dans certains cas, ça nous a permis de détecter du gaz qu'on n'aurait pas pu voir autrement».

Ces détecteurs ne sont pas utilisés ailleurs, du moins pas en Pennsylvanie, où seule la présence de bulles au pied (toujours inondé) des têtes de puits trahit une fuite. Selon le porte-parole du PDEP Daniel Spadoni, en effet, «les migrations qui surviennent ailleurs qu'à la tête du puits demeurent souvent inconnues tant qu'une plainte n'est pas logée [au PDEP...] parce qu'un particulier découvre qu'il y a du gaz dans son puits d'eau potable et que, pour une raison ou pour une autre, il croit que l'industrie des gaz de shale en est responsable».

Mme Leclerc souligne par ailleurs que l'expression migration de gaz «ne veut pas nécessairement dire que le gaz a migré dans le sol», mais simplement «tout ce qui sort ailleurs que par l'évent». Dans 10 des 11 cas relevés par le MRNF, dit-elle, les fuites se produisaient entre deux «couches» de tubage, et le gaz ne voyageait donc pas dans le sol. Cela laisse quand même un cas - un puits de Canbriam à La Présentation, près de Saint-Hyacinthe, selon un document du MRNF - qui constitue une véritable fuite dans le sol.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:57

Mobilisation le 26 février contre le gaz de schiste en Ardèche.
Après de nombreuses réunions publiques dans les villages qui ont vu la participation de milliers de citoyen-ne-s, l'objectif est de rassembler plus de

10 000 personnes à Villeneuve de Berg.

 

 

NO GAZARAN !MANIFESTATION MASSIVE

 

 samedi 26 Février

 

à Villeneuve de berg

 

 à 14h00

 

RV au rond point des Pommiers (sur N 102)

ou sur la déviation de Villeneuve de Berg,

au niveau de l'aire de repos donnant sur le Pradel,

 

 

avec la présence de tous les collectifs de France

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:40

 

 

 

 

 

 

 

 

 A propos des gaz de schiste  :

les laboratoires Hydrosciences (ILEE) et Géosciences ont rédigé et publié dans le cadre de l’observatoire des sciences de l’univers OREME (UM2) une note qui est téléchargeable à l’adresse :

 

 

http://www.hydrosciences.org/IMG/pdf/rapport_preliminaire_hydrocarbures_LR_par_UM2_29_janvier_2011.pdf

                            ---------------------------------

 

 

Un lien sur le site de CAP21 aujourdhui : ( lire l'aricle complet sur le site )

                                http://www.cap21.net/index.php

Cap21 (Citoyenneté, action, participation pour le XXIe siècle) est initialement à la fois un club de réflexion politique français, créé en 1996 par Corinne Lepage, et une association tendant à porter sur le terrain juridique certaines questions, notamment environnementales. Cap21 se transforme en mouvement politique en juin 2000.

 

                      

Gaz et huiles de schiste : CAP21 attaque le nouveau code minier devant le Conseil d'Etat

 
 
Gaz-huiles-schiste-Cap21-attaque-code-minier-parlementAlors que le gouvernement vient de suspendre très provisoirement les autorisations de recherche sur les gaz et huiles de schiste en raison de la mobilisation des écologistes et de la population face aux risques posées par les technologies d'exploration et d'extraction (forages horizontaux avec fracturation hydraulique), le Conseil des Ministres du 19 janvier a approuvé une ordonnance portant codification de la partie législative du code minier en vue de « moderniser et simplifier les dispositions applicables aux exploitations minières en veillant à leur intégration dans l’environnement ». Cette ordonnance prise sur la base de l'article 38 de la Constitution a été signée sans délai et publiée au Journal Officiel.

Malgré les discours rassurants, l’analyse de ce texte montre en réalité que la France a décidé de brader le sous-sol et ses ressources en simplifiant les procédures et sans prendre les garanties qui s’imposent.

Cette ordonnance, signée du Président de la République, du Premier Ministre, du Ministre de l’Economie, du Ministre chargé de l’Industrie, du Ministre de l’Intérieur et du Ministre de l’Ecologie(!) simplifie la vie des prospecteurs et exploitants des hydrocarbures non conventionnels mais aussi celle de ceux qui voudront stocker le carbone ou exploiter les ressources sous-marines sans se soucier de l’alerte lancée par les écologistes, notamment par CAP21 (www.deleaudanslegaz.com) dès début décembre.

Ce texte qui devrait être soumis pour ratification au législateur est en parfaite contradiction avec les engagements internationaux de la France, ses engagements communautaires et ne respecte pas la charte de l’environnement adossée à la Constitution : pas d’enquête publique ou de concertation pour les permis de recherche, passage quasi-automatique du permis de recherche à l’autorisation d’exploitation, documents de prospection non communicables au public pendant 20 ans pour les hydrocarbures, prolongations des autorisations de recherche pendant 10 ans sans mise en concurrence (2 renouvellements de 5 ans), pas de garanties financières pour les autorisations existantes avant 2014, absence de sanction en cas de dommages à l’environnement ou de non respect des autorisations administratives lors de l’exploration, facilités à entrer et occuper le terrain d’autrui.

Ainsi, par le biais des permis de recherche qui ne sont soumis à aucune concertation et aucune enquête publique, des régions entières pourraient se voir bouleversées dans leur mode de vie, dans leur environnement, dans le droit des propriétaires et des habitants en général.

Ne soyons pas naïfs. La fracturation hydraulique a déjà commencé en France. Des sociétés comme Toréador l’ont déjà utilisé sur notre territoire et s’apprêtent à le faire dans l’Aisne ou en Seine et Marne.

Les mouvements de capitaux sont importants pour conquérir ce nouvel eldorado énergétique, les industriels s’organisent, préparent la riposte, Total « s’agace »….

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’engager un recours devant le Conseil d’Etat pour attaquer l’ordonnance. Nous demandons au gouvernement de reprendre cette réforme du Code Minier qui brade notre territoire et nos ressources et dans tous les cas de la soumettre au débat et au vote parlementaire.

Corinne LEPAGE
Présidente de CAP21

Eric DELHAYE
Président délégué de CAP21


En savoir plus, sur le site deleaudanslegaz.com
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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 18:29

 

Gaz de schiste : un industriel suspend toutes ses extractions après un incident

 

 

Des millions de litres d’eau, un puits de quelques centimètres de diamètre, quelques centaines de bar de pression et… boum ! La société Talisman qui exploite 300 puits de le gaz de schiste au Canada et aux Etats-Unis, a décidé de stopper toutes ses opérations de fracturation hydraulique suite à un incident spectaculaire qui aurait pu avoir des conséquences graves. 

Pendant une opération de fracturation hydraulique dans l’Etat américain de Pennsylvanie le 14 janvier, les « liquides de fracturations » (mélange de produits chimiques) et le sable censés aider à écarter les failles de la roche et pousser à la surface le gaz emprisonné dedans ont été « projetés dans les airs », selon la formule du département de protection environnementale (DEP) du centre-Nord américain. Les dégâts auraient été évités par la fermeture du puits quelques heures plus tard, suivie par un arrêt de toutes les opérations du même type en Amérique du Nord.

Depuis cet incident, Talisman est sous étroite surveillance des autorités environnementales des deux côtés de la frontière : aux Etats-Unis, le DEP a passé au peigne fin la zone, récupéré des échantillon de terre pour voir si les liquides n’ont pas contaminé les sols et demandé à Talisman de procéder à des changements sur tous ses sites dans le Nord-Est des Etats-Unis. Au Canada, le ministère québécois de l’environnement a émis deux avis pour la mauvaise gestion de l’eau de fracturation par la compagnie. La semaine dernière, le site d’info québécois Rue Frontenac avait par ailleurs révélé que le site de Lerclecville (propriété de la même compagnie) avait subit des réparations très lourdes suite à d’importantes fuites de gaz dans le coffrage du puits.

Talisman a déclaré suspendre les opérations de fracturation hydraulique jusqu’à la fin d’une enquête interne. Reste à savoir jusqu’où ce nouveau géant du gaz de schiste remettra en cause ses pratiques : selon l’ONG Land Trust association, elle aurait commis 1435 infractions à la législation environnementale entre janvier 2008 et juin 2010..

 

Voir lien: http://ownilive.com/2011/01/27/gaz-de-schiste-un-industriel-suspend-toutes-ses-extractions-apres-un-incident-energie-canada-usa/

 

Un autre blog à voir avec des vidéos ; http://chronophonix.blogspot.com/2011/02/gasland.html

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:39

Gaz de schiste: le gouvernement suspend les forages de prospection

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 03/02/2011 à 19:04:

 

Nathalie Kosciuzko-Morizet fait marche-arrière. Face à la grogne des écologistes et des élus locaux, le ministre de l'Ecologie a décidé de suspendre les travaux de prospection de gaz de schiste. Mais sa marge de manoeuvre paraît plus limitée face aux forages d'huile de schiste prévus dès mars dans le Bassin parisien. 
NKM a annoncé mercredi la création d'une mission chargée "d'évaluer les enjeux environnementaux" des gaz de schiste. "Aucune autorisation de travaux sur le gaz de schiste ne sera donnée ni même instruite avant le résultat de cette mission", a-t-elle assuré. La ministre a précisé jeudi qu'un rapport d'étape serait rendu en avril et que le rapport définitif était attendu pour juin. 
La France, qui pourrait disposer de ressources, a octroyé trois permis de prospection en mars au groupe pétrolier Total et au texan Schuepbach Energy, associé à GDF Suez. Ces permis couvrent plus de 10 000 km2 sur les départements de l'Hérault, de l'Aveyron, de la Lozère, de l'Ardèche et de la Drôme. 
Total estime à la louche que la zone qu'il explore pourrait contenir des ressources allant jusqu'à 2380 milliards de mètres cubes de gaz, soit 10 à 20 fois la consommation annuelle de gaz en France. 
De nombreux élus et associations écologistes, menés par José Bové, se sont cependant inquiétés de l'impact d'une éventuelle exploitation de ces gaz sur les nappes phréatiques, les besoins en eau ou l'impact sur le paysage. Devant la bronca suscitée, le gouvernement a préféré suspendre tout forage. 
Les permis d'exploration "ne donnent pas le droit à eux seuls de mener des travaux", explique-t-on au ministère de l'Industrie. 
"Les éventuels travaux d'exploration (forages de sondage notamment) nécessitent une autorisation préfectorale (...) Aucune demande n'a été déposée à ce jour", ajoute-t-on de même source. 
Une suspension qui ne devrait rien changer
Pour les gaz de schiste, cette suspension ne devrait pas changer grand chose car les recherches se limitent pour l'instant à des prélèvements de roche et à des études de surface. 
Et le premier forage, prévu en septembre à Villeneuve-de-Berg (Ardèche) par Schuepbach, menaçait déjà d'être bloqué par l'opposition du maire de la commune. Quant à Total, il ne prévoit pas de forer avant fin 2011-début 2012. "Ce sera un forage vertical classique" sans fracturation de roche, avait indiqué un porte-parole la semaine dernière. 
La question est plus délicate pour les huiles de schiste, une forme de pétrole piégé dans la roche et dont l'extraction demande des techniques similaires à celles utilisées pour le gaz de schiste. 
La compagnie pétrolière américaine Hess, alliée à la société indépendante Toreador dont le vice-président est Julien Balkany, prévoyait un premier forage en mars près de Château-Thierry (Aisne). 
Comme les autorisations de travaux ont déjà été données, la marge de manoeuvre du gouvernement est plus limitée et devrait passer par la négociation. 
"Sous l'autorité du premier ministre, nous allons réunir sans délai les industriels détenteurs de ces autorisations d'exploration sur l'huile de schiste", a expliqué mercredi la ministre de l'Ecologie. Mon objectif est clair: empêcher tout travail tant que les conditions environnementales ne seront pas clarifiées", a-t-elle ajouté. 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 21:14

La ministre de l'Ecologie veut des gaz de schiste propres ou rien. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a hérité de ce dossier pourri, « demande l'arbitrage de Matignon », affirme la députée européenne Michèle Rivasi, qui a été reçue par la ministre ce mercredi. Sentant la colère gronder sur ce sujet, NKM aurait « pris la dimension politique » du sujet.

 

http://www.rue89.com/planete89/2011/02/02/nkm-en-appelle-a-matignon-sur-les-sales-gaz-de-schiste-188805

 

Communiqué d'un laboratoire du CNRS de Montpellier ( 31 janvier 2011 ) 

Les informations sur les gaz de schiste se précisent. Nous avons eu une réunion d'information au labo, à la suite de laquelle un communiqué vient d'être publié sur notre site web
(http://rubis.dstu.univ-montp2.fr/NEWSPIP/spip/).

Je t'envoie ci-joints 3 documents :
- Le communiqué du labo. C'est une première version susceptible d'évoluer : ne pas hésiter à le consulter de temps en temps.
- Un appel d'offre de Total publié les jours derniers pour trouver des partenaires pour leur permis "Montélimar" (dont ils demandent une extension vers le nord jusque vers Valence ; au sud il vient jusqu'à Montpellier).
- une publication américaine sur les risques liés à l'exploitation des gaz de schistes. L'auteur, Mark Zoback, est une sommité mondiale de l'étude de la mise sous contrainte et fracturation des roches.

N'hésite pas à diffuser ces documents!

 

Quelques commentaires :


- Le Causse est certainement le secteur où la probabilité de trouver des HC est la plus faible. Comme l'explique le texte du labo, le Jurassique n'y est pas mature et seul le Permien inférieur enfoui sous le Jurassique peut être un objectif. Mais ces bassins permiens enfouis ne sont pas présents partout (pas sous le sud-Larzac, en tout cas) et on ne sait pas si le Permien inf. y est présent. Par contre, les HC sont potentiellement beaucoup plus présents de l'autre côté de la faille des Cévennes, dans les garriques depuis l'Aude à l'Ardèche et jusqu'à la vallée du Rhône. Là, l'objectif est surtout le Lias supérieur (mais il peut y avoir des objectifs locaux dans le Carbonifère supérieur, le Permien inf. ou l'Oligocène).

 Si on se base sur le prix des différents permis (cf. texte du labo), les secteurs les plus prometteurs sont le long de
la marge cévenole du Gard et de l'Ardèche (Alès-Aubenas).


- Les nuisances potentielles de l'exploitation des gaz de schiste sont effectivement bien réelles et très importantes, en particulier concernant (i) l'occupation d'espace et l'attente aux paysages et (ii) l'utilisation et la pollution de l'eau. En fait, la nature de ces nuisances n'est pas fondamentalement différente de celles des exploitations des HC conventionnels. En particulier, l'hydrofracturation n'est pas une technique nouvelle et elle est fréquemment utilisée depuis plusieurs décennies. Ce qui change avec les gaz de schiste, c'est que, contrairement aux HC conventionnels qui sont présents dans des réservoirs de taille limitée avec des concentrations relativement importantes, on s'intéresse ici à des HC restés piégés dans leur roche-mère, c'est à dire faiblement concentrés mais pouvant être présents sur des surfaces très vastes ; d'où une emprise très vaste des nuisances. Concernant l'occupation de l'espace, il faut néanmoins savoir
que la photo du Colorado avec un puits tous les 2-300 m représente une situation extrême peu probable ici. En effet, l'exploitation "moderne" se fait par des forages horizontaux pouvant atteindre jusqu'à environ 2 km de long (cf. article de Zoback). De cette façon, à partir d'un site grand comme un terrain de foot, on peut exploiter par plusieurs forages dans différentes directions un cercle d'environ 2 km de diamètre (si la géométrie du gisement s'y prête). L'espacement des sites de forage est alors de quelques km et pas quelques centaines de mètres. Mais cela fait
quand même un nombre de sites et un réseau de pistes d'accès non négligeables, surtout si la zone exploitée est vaste. Pour l'eau, notre région est bien sûr extrêmement sensible du fait de la nature karstique de ses ressources : d'une part les forages devront traverser les aquifères karstiques pour aller chercher les HC plus bas, d'autre part
toute fuite d'un bac de rétention en surface peut avoir des conséquences dramatiques (des débordements de bacs de boues minières ont déjà eu lieu dans la région lors d'"épisodes cévenols").


- Le texte de Total précise leur programme : 2 ans d'exploration géologique, puis un forage d'exploration vertical, puis un forage d'exploration horizontal avec hydrofracturation. Si c'est positif, la demande de permis d'exploitation peut donc être faite dans 4-5 ans.
Bref, ça craint... En tout cas, on ne peut pas imaginer exploiter ça sans prendre des précautions extrêmes. Qui ne vont jamais d'elles mêmes, même quand la réglementation existe (cf. cet article de la semaine dernière sur les déchets nucléaires :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/01/dechets-radioactifs-le-rapport-qui-flingue.html#tp).
 

  Prochain article:

Enquête publique sur le projet du Belvédère du cirque de navacelles, (côté Blandas)

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 21:15
 
 
 
Un coup de chapeau à mes amis fabienne et Frédéric qui organisent des randonnées sur le causse depuis plusieurs années. C'est avec moultes précautions  qu'ils laissent partir des groupes en VTT, à pied et même à cheval à travers le Causse.
Tout y est prévu, cartes, hébergements,diners, casse-croûte, port des bagages ... je travaille avec eux parfois en hébergement auRelais des Faïsses à la Vacquerie et c'est toujours un réel plaisir:
 
Larzac cheveux d'ange

 

Larzac TLM 

 
 
Languedoc Nature  conçoit et organise des séjours en Languedoc et dans le Sud du Massif Central : le Larzac, l'Aigoual, l'Aubrac, la Margeride, le Mont Lozère ...
Fabienne et Frédéric se sont installés en Languedoc il y a 13 ans. Passionnés de voyages, de randonnée à pied, à VTT ou à ski ... ils ont décidé de s'investir dans le l'écotourisme et le tourisme de pleine nature en créant en 2004, "Languedoc Nature".
Conscients de la qualité des sites naturels de leur région, ils proposent des séjours thématiques allant à la rencontre des territoires et de ceux qui y vivent. S'appuyant sur de fréquents repérages terrain et un réseau de partenaires locaux - guides accompagnateurs, producteurs, restaurateurs et hébergements - ils s'inscrivent dans le tourisme responsable en privilégiant les modes d'approche doux et en favorisant la relocalisation en milieu rural.
 
Depuis 2009, Languedoc Nature est membre de l'association Voyageurs et Voyagistes Eco-responsables (V.V.E) - http://blog.voyages-eco-responsables.org/
A l'initiative d'accompagnateurs en montagne et de "praticiens du tourisme", cette association se définit par une charte à l'attention des voyagistes et des voyageurs. Elle regroupe des professionnels œuvrant pour un tourisme "alternatif" et soucieux d'appliquer des principes éco-responsables.
 
Sur le Larzac, terre des grands espaces, Languedoc Nature propose des séjours de randonnée pédestre et VTT.
 
Le Tour du Larzac Méridional en randonnée - itinérance de 3 ou 5 jours
 
La Traversée du Larzac en randonnée - itinérance de 5 ou 6 jours
 
Le Larzac à VTT - itinérance de 3 ou 4 jours et formule rando en étoile
 
La Traversée de l'Hérault à VTT - itinérance de 6 jours dont 2 jours sur le Larzac
 
Rando VTT  Rando
Languedoc Nature
Fabienne et Frédéric Certain
24 Rue des Charmettes
34680 St Georges d'Orques

Tél : 04 67 45 00 67 / 06 32 57 33 14

fred@languedoc-nature.com

www.languedoc-nature.com

 
 
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:26

Soucieux de publier les différentes réactions à ce sujet sur le gaz de schiste j'ai répondu à un mail arrivé par hasard sur ma messagerie et qui m'a surpris ! J'ai donc demandé à ce Mr jean françois Marechal de s'exprimer. sa réponse est publiée en bas et je l'en remercie chaleureusement:

 

j'ai eu la réponse à un mail que vous avez reçu et auquel vous avez répondu sur l'exploitation du gaz de schiste par je ne sais quel biais,ne nous connaissant pas..
 
  Sans m'inquiéter outre mesure des conséquences de l'exploitation de ce gaz sur nos causses du larzac, j'essaie de comprendre et d'informer au mieux les amis qui m'entourent par le blog que j'anime. j'ai publié un article il y a quelques jours de Michel Wienin, géologue et je suis prêt à le faire de vous-même si vous me communiquez vos reflexions sur ce sujet.
 
Au delà de toutes ces polémiques, j'entends aujourd'hui même  notre ministre de l'environnement, Mme kosciusko morizet à l'assemblée Nationale, dire que ce qui avait été fait ailleurs à ce sujet était mauvais: ( "techniques dangereuses et destructrices pour l'environnement, de paysages désolés ..." ).
je ne suis manipulé par personne; mais ici nos forages sont trés profonds pour les rares qui alimentent nos communes car le problème de l'eau sur le larzac, plus qu'ailleurs est crucial mais aussi paradoxe,le larzac  alimente aussi une partie de l'hérault par ses eaux souterraines...Comment expliquez vous que nos amis américains ou canadiens puissent avoir à leur robinet des remontés de mélange gaz-eau et des leucémies et autres maladies induites trés surement par ces nouvelles techniques !!!
Cordialement
jlouis PEREZ

 

réponse:

 

Je vous remercie pour votre mail qui a retenu toute mon attention et y réponds volontiers, mais brièvement, car je ne souhaite pas entrer dans une polémique.
D'abord, il s'agit de forages très profonds avec hydrofracturation et injection de très nombreux produits chimiques toxiques. Ces forages, très pratiqués aux USA, n'auraient pas dû pas polluer les aquifères de surface fournissant l'eau potable  ni les réseaux hydrographiques souterrains en milieu karstisque qui sont à faible profondeur.


Alors, pourquoi l'ont-ils fait? Le documentaire "Gasland" très instructif et édifiant que vous citez et que l'on voir sur deux sites Internet: <http://www.dailymotion.com/playlist/x1hp08_SlipKoRnT_gasland/1#videoId=xg7gv3>  et <http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/de-l-eau-dans-le-gaz-87499>
donne toutes les informations, très détaillées, sur cette catastrophe sanitaire aux USA tellement incroyable que j'en tire la conclusion suivante:


Les sociétés concessionnaires de l'extraction des gaz de schistes, très puissantes, n'ont pris aucune précaution, car elles ont bénéficié d'une exemption totale à la loi américaine de protection de l'environnement  et de l'eau potable et ont été mises à l'abri de toutes poursuites par l'administration  Bush en 2005. Dans ces conditions, comment voulez-vous qu'il n'y ait pas eu de pollution? Celle-ci était même à coup sûr volontaire: leur  but était sans aucun doute de faire des économies et de ne donner aux habitants des zones d'exploitation d'autre solution que de vendre leurs terrains et de partir, ayant épuisé vainement tous les recours... Tout cela est bien montré dans ce documentaire très bien informé!


En conséquence, si ces gaz de schistes peuvent fournir incontestablement une source importante d'énergie d'avenir, surtout dans un pays comme la France qui manque d'hydrocarbures. Nous ne sommes fort heureusement pas chez les descendants des cow-boys du Far West et nous devrions bien mieux veiller à ce que les lois, qui existent,  soient strictement respectées....
C'est simple et c'est tout! Nous n'avons que ce que nous méritons.


Le reste n'est, à l'évidence, que propagande et manipulation par des lobbies très puissants et des partis ou mouvements politiques sous influence! C'est le risque et le prix à payer de toute démocratie qui ne pratique pas le respect des lois ni surtout  la transparence et la traçabilité et, aussi, où il n'y a plus qu'un citoyen sur deux qui vote, comme aux USA et bientôt en France...
Dans de telles conditions, il n'est pas étonnant que cette démocratie ne devienne, comme le dit Louis-Ferdinand Céline, dont on parle beaucoup en ce moment et que l'on vilipende sans l'avoir lu, "la pire des tyrannies, celle de l'argent".


Avec mes compliments,
Bien cordialement,


Jean-François MARECHAL

Historien

 

(suite )

 

Je complète par quelques réflexions mon précédent mail sur la pollution des forages en étendant le problème...


Je ne fais plus allusion aux gaz de schistes.
En général, plus il y a de lieux pollués  (et ils sont en croissance exponentielle, mais très limités dans l'espace géograhique: 0, 0005 % de  la planète qui compte déja 71% d'océans et plus de 10 % de déserts: on oublie les bases du raisonnement), plus cela coûte cher aux industriels-pollueurs, qui se débarrassent de leurs déchets toxiques, comme ils peuvent, légalement en bénéficiant d'exemption, ou illégalement en les expédiant  en Asie et en Afrique (malgré la convention de Bâle, refusée par les USA et le Japon; la Chine a signé, mais bafoue notoirement la loi), et plus on crie à la pollution générale et planétaire.... pour ne pas avoir à résoudre les problèmes sur place!!! C'est la faute à tout le monde, donc à personne!


Et les politiques ne peuvent rien faire, puisqu'ils vivent grâce aux pots de vin, commissions et rétrocommissions de ces pollueurs et de leurs banquiers... Et s'ils veulent faire quelque chose, il faut faire payer leurs amis les pollueurs ou augmenter les taxes ou en créer de nouvelles... Ils ne reçoivent alors plus d'argent pour financer leurs élections et les électeurs ne votent plus pour eux... Qu'est-ce que les industriels ont inventé face ce blocage? C'est simple et génial: arriver à faire payer les pollués en les culpabilisant! Comment? par les mouvements écologiques qu'ils peuvent financer d'autant plus facilement et indirectement qu'ils connaissent toutes les ficelles des financements occultes et détournés et aussi en  globalisant le problème et médiatisant les Arthus Bertrand, et autres Nicolas Hulot, qui crient à la pollution générale (alors que, point très important, elle n'est que sectorielle fort heureusement, mais néanmoins très dangereuse, bien sûr!) et à la fin du monde. Le tour est joué: c'est la grand-peur bien orchestrée et nous sommes prêts à payer pour survivre...


Ah! J'oubliais le plus beau coup: le "réchauffement climatique"... (je tiens à la disposition de ceux que cela intéresse une étude que j'ai faite sur ce sujet). En une phrase, il peut être démonté: "There is no global warming, because there is no global climate". Il suffit de connaître la définition exacte du climat (un climat est avant tout local!) et de savoir qu'il y a une multitude de climats et qu'il est illusoire et inutile d'en tirer une moyenne globale (cela dit il est probable que nous soyons dans une période de réchauffements partiels dans l'hémisphère nord, mais dus à des causes évidemment naturelles). Déja,  les  appareils (même les satellites!) et les méthodes de calcul diffèrent (d'un pays à l'autre et d'une époque à l'autre: un climat se mesure sur 25 ans!)... Cela n'empêche pas la soi-disant "communauté scientifique" (encore une chose qui n'existe pas!) de faire des prédictions au centième de degré! Quant aux statistiques et aux modèles, il n'y a rien de plus facile à  manipuler...


Bien cordialement,
Restant à votre disposition,


Jean-François MARECHAL

Historien

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 08:07

Le 20 janvier  le député de l'Ardèche Pascal Terrasse a profité de la séance de questions au gouvernement pour soumettre à Madame Kosciusko-Morizet l'épineux problème du gaz de schiste.

A cette question embarassante, notre ministre de l'environnement répond avec prudence, mais nous assure que la France encore une fois fera mieux que ses amis Américains et Canadiens sur ce sujet :

Sélectionner sur ce lien à  la première séance du 26 janvier 2011 la question de  pascal terrasse sur le gaz de schiste.

http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html


J'ai pris cette information d'un forumeur du Quebec qui suit semble t-il avec intérêt ce qui se passe aujourd'hui en France ( et il n'est pas le seul ....)

 

http://www.astrosurf.com/ubb/Forum11/HTML/001456-4.html

 

Pendant ce temps nos abeilles meurent...

 

j'étais il y a deux jours dans la région de béziers chez deux amis Apiculteurs professionnels qui transhument leurs ruches en Ariège depuis de nombreuses années sur l'acacia, le chataignier et la callune. Voilà deux ans que les ruches meurent par centaine dans cette région de France .

L'un d'entre eux me disait que sur 300 ruches transportées aucune à ce jour n'avaient pu résister

La cause incriminée là-bas est la fièvre catarrhale ovine ou maladie de la langue bleue. Au début de celle ci, les vaccins manquaient et on a desinfecté avec des Pyréthrinoïdes tel que la deltametrine ou la permetrine qui a entrainé des mortalités d'abeilles par milliers. Mais aujourd'hui cela continue de plus belle et les apiculteurs ne peuvent plus amener leurs ruches dans ces   zones. Une nouvelle raison  invoquée par eux, le vermifugage systematique qui provoquerait la contamination des larves et des cires. Qu'en est il vraiment, personne ne nous dit rien, mais un fait est réel, nos apiculteurs disparaissent avec nos Abeilles !!!

 

  laîcité

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:02

Jean-Marie Juanaberia, José Bové, Patrick Herman et Fabrice Nicolino vous invitent à participer à la création du collectif


« Stop au de Gaz de schiste en Sud-Averyon »


vendredi 4 février 2011, à 18H,
salle du Conseil Municipal - Mairie de Millau.


Suite à la délivrance du « permis dit de Nant » pour la prospection de Gaz de schiste, la mobilisation a commencé à s’organiser. Après le succès de la première réunion publique à Saint Jean du Bruel (+ de 300 personnes le 20 décembre), de nombreuses initiatives voient le jour : réunions d’information, délibérations de communes comme à Ste Eulalie de Cernon, pétition Gaz
de schiste, non merci !, etc.


Il est urgent de s’organiser et de regrouper toutes les forces afin de faire annuler les permis de prospection.


Nous appelons à la création d’un collectif rassemblant des citoyens, des associations, des organisations syndicales et politiques pour affirmer notre refus de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste.


Ce refus repose sur les éléments suivants :
- l’absence d’information et de débat publics,
- les conséquences environnementales désastreuses (pollution des réserves d’eau potable, du sol et des sous-sols),
- l’aberration énergétique et la fuite en avant que ce choix représente,
- les ravages en terme socio-économiques (agriculture, tourisme, …)
- les atteintes irréversibles à la santé (produits cancérigènes, métaux lourds…).


Pour ces raisons, nous appelons les associations et organisations à créer le collectif sud Aveyronnais « Stop au Gaz de Schiste » et à se mobiliser.


Proposition d’ordre du jour :
- Création du Collectif
- Nouvelles initiatives,
- Fonctionnement,
- Participation à la première coordination nationale à Valence


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Invitation adressée à :
Associations : Amis de Compeyre, APAL, APABA, Canopée, Collectif de citoyens de Millau, Fédération des Grands Causses,
Fédération Pêche, Fédération des Spéléos, Larzac-solidarités, SCTL.
Syndicats : CFDT, CGT, Confédération Paysanne, FO, Sud.
Partis politiques : Europe Ecologie, Front de Gauche, NPA, Parti socialiste
Les participants à la réunion de St Jean-du Bruel.

 

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 CRUISER:9 decembre :

 

 

Encore une fois le gouvernement privilégie les intérêts financiers de l’agrochimie au détriment des insectes pollinisateurs et de l’Apiculture.

L’UNAF, Union Nationale de l’Apiculture Française, est scandalisée par l’annonce de renouvellement d’Autorisation de Mise sur le Marché pour un an du CRUISER 350, insecticide systémique utilisé en enrobage de semences de maïs.

Un plan de surveillance a été mis en place par le Ministère de l’Agriculture, il a fait apparaître des cas avérés d’intoxication des abeilles au thiametoxam (substance active du CRUISER), pourtant l’AFSSA comme d’habitude, réfute ce lien de causalité et invoque des causes multifactorielles.

Pour la quatrième fois (2008, 2009, 2010 et maintenant 2011), cet insecticide bénéficie d’une AMM privilégiée d’un an, alors que les AMM doivent être accordées pour 10 ans et retirées dès que l’innocuité du produit n’est plus certaine. Ce procédé est un artifice juridique scandaleux destiné à contraindre les acteurs de l’Environnement à engager chaque année un nouveau contentieux pour contester l’AMM ! l’UNAF a déjà du saisir 3 fois le Conseil d’Etat. Il s’agit d’une grossière fraude à la loi d’autant plus intolérable et insultante pour les citoyens qu’elle est commise par le ministère de l’Agriculture ! Son but est d’épuiser ceux qui se battent pour le respect de la législation limitant les pesticides, en les obligeant à multiplier les contentieux.

Face à une législation qui n’autorise les pesticides qu’en cas de certitude de leur innocuité mais pour 10 ans, le ministère de l’Agriculture a inventé de toutes pièces un système d’autorisation annuelle indéfiniment renouvelable, en l’absence de certitude sur l’innocuité.

 

CRUISER: Le 24 janvier:

 

 Victoire de l’Union Nationale de l’Apiculture Française au Conseil d’État contre l’autorisation du CRUISER

 

 

Ci-joint, le Communiqué de Presse annonçant la victoire de l’Union Nationale de l’Apiculture Française au Conseil d’État contre l’autorisation du CRUISER® 350Le Conseil d’État a examiné hier, lundi 24 janvier 2011 à 14 heures, les trois requêtes de l’Union Nationale de l’Apiculture Française contre les décisions d’autorisation de mise sur le marché du CRUISER. Au cours de l’audience en Conseil d’État, le Rapporteur Public, monsieur Édouard GEFFRAY vient de demander l’annulation des décisions par lesquelles le ministre de l’Agriculture a autorisé le CRUISER en 2008, 2009 et 2010. Le magistrat a demandé également la condamnation de l’État à verser 9.000 € d’indemnités à l’UNAF pour ses frais de procédure.
(L’arrêt du Conseil d’État doit être rendu sous quinze jours)

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Pour Henri CLEMENT, Président de l’UNAF, « GAUCHO, REGENT, CRUISER… C’est trop !

 

Pourquoi faut-il qu’à chaque fois il faille faire appel aux juges pour sanctionner la complaisance inadmissible des décideurs publics pour l’industrie agrochimique en violation de la loi et au détriment de nos valeurs fondamentales de protection de l’environnement ! Dans le contexte du MEDIATOR, nos concitoyens sont les témoins effarés de la désastreuse incurie de l’Etat face à son rôle de contrôle et de protection… Bruno LEMAIRE osera-t-il après cela maintenir l’autorisation du CRUISER qu’il vient encore de donner il y a quelques jours pour l’année 2011 sur des millions d’hectares ? Je ne peux pas le croire. Ni les apiculteurs français, ni l’opinion publique ni la Justice ne l’accepteraient ! ».

Autorisé chaque année par une nouvelle décision de courte durée par le ministre de l’Agriculture en violation des lois applicables aux produits de l’agrochimie, par référence à une autorisation allemande finalement retirée depuis le 15 Mai 2008 outre Rhin, le CRUISER est un puissant insecticide neurotoxique de traitement des grandes cultures. Ce produit est mis en cause dans la destruction des abeilles en France et en Europe depuis qu’il a pris la succession du GAUCHO et du REGENT après leur interdiction déjà sur intervention du Conseil d’Etat. Il est d’ailleurs interdit dans la plupart des pays européens.

« La décision du Conseil d’Etat devra mettre un coup d’arrêt à ces pratiques de gestion du risque inadmissibles », a ajouté le Président Henri CLEMENT. Pour lui, « une fois de plus, cette affaire pose la question de l’indépendance de l’expertise au sein de l’agence nationale (l’ANSE) et de l’agence européenne (AESA) chargées de l’évaluation des risques. Elle pose aussi la question de la confiance que les citoyens doivent pouvoir attacher au fonctionnement régulier des pouvoirs publics. »

UNAF – 26, rue des Tournelles – 75004 Paris – Tel 01 48 87 47 15

… / …

Pour mémoire :

Le Cruiser®, matière active : thiamétoxam - Famille des néonicotinoïdes Insecticide neurotoxique systémique - Fabricant : SYNGENTA Agro. Ce produit insecticide systémique extrêmement puissant a obtenu une AMM (autorisation de mise sur le marché) depuis janvier 2008 par référence à un produit allemand finalement interdit le 15 Mai 2008 outre Rhin.

Depuis, le ministre de l’Agriculture a accordé année par année des autorisations dans l’incertitude de l’innocuité du produit, alors que la loi française et la législation européen ne imposent que de telles autorisations soient accordées certes pour dix ans, mais seulement  lorsque la certitude de l’innocuité du produit est démontrée préalablement par le fabricant.

Ce système pervers d’autorisations en saut de puce en l’absence d’innocuité démontrée a obligé l'UNAF a déposer déjà 3 recours au Conseil d’Etat en 2008, 2009 et 2010 cependant qu’elle s’apprête à déposer un 4ème Recours contre la décision que vient de prendre le ministre pour 2011.

Depuis 2008, un plan de suivi du Cruiser® a été mis en place par le Ministère de l'Agriculture. Ce plan est très contestable lui aussi, car son protocole n'a jamais été validé par le Comité de suivi dont font parties les organisations apicoles et l'interprétation des résultats par l'ANSE (ex AFSSA) est plus que douteuse. Malgré de nombreux cas répertoriés d'intoxications d'abeilles dues au Cruiser®, le Ministère de l’Agriculture a continué, sur les conseils de l'ANSE/Dive, de privilégier l'usage de cet insecticide au détriment de l'apiculture et de la faune pollinisatrice.

CONTACT PRESSE

Anne Henriot Responsable de la Communication et des Relations Presse UNAF

04 99 61 29 90

06 07 03 17 56

anne.henriot@unaf-apiculture.info

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