Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Compteur

            

Info

Ouverture d'un nouveau Blog associatif:
Larzac environnement

Articles Récents

11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 22:12

Au XVIII ème siècle, le gouverneur de la province est un grand seigneur, qui vit à la cour. C’est le duc de Maine, fils légitimé de Louis XIV et de madame de Montespan, piètre soldat, Il hérita de la principauté de Dombres et devint gouverneur du Languedoc en 1682 jusqu’en 1736 et son fils le prince de Dombres lui succéda.

Il se fait représenter par un commandant général qui n’intervient avec ses troupes que si l’ordre du roi est menacé. Au début c’est le marquis de la Fare et en 1738 c’est le duc de Richelieu qui lui succèdera.

Ce grand seigneur le duc de Richelieu, épicurien entretient de bonnes relations avec l’évêque Souillac.

 Richelieu vient à Lodève en 1741l est reçu en grande pompe par l’Evêque qui le raccompagne jusqu’à Gignac. En témoignage d’amitié le duc lui offre une canne à pomme d’or que celui ci conservera jusqu’à sa mort.

A côté de cette administration royale, cohabite un organisme provincial. Les Etats généraux du Languedoc se réunissent vers la fin de chaque année à Montpellier. Le clergé très majoritaire, préside toutes les commissions et les représentants des communes ne peuvent être d’un autre avis que leur évêque.

Souillac participe durant ses dix huit ans d’épiscopat ( 1732-1750) à presque tous les états malgré une santé souvent déficiente.

Cette assiduité est remarquée par l’archevêque de Narbonne. Celui-ci le nomme à la tête de commissions et en 1737 il est amené à présider la députation que l’assemblée envoie tous les ans à la cour. Cette mission auprès du roi, lui vaut la forte indemnité de 4000 livres.

Souillac va entreprendre des travaux considérables sur le réseau routier, puis il entreprend la vérification des dettes de la communauté. Encouragé par Louis XV, il finira sa vie  à contrôler la gestion financière des communautés.

Le tiers Etat envoie à l’assemblée provinciale, trois députés :Lodève en sa qualité de capitale épiscopale, deux et Clermont, ville diocésaine unqui sont les consuls(maires) de ces villes. Ces cessions durent quarante jours et les députés ont des avantages pécuniaires importants. Certains sont choisis pour la députation des Etats à la cour, dont le maire de Lodève en 1748 qui perçoit 2000livres pour cela.

Les Etats ont à leur service des Officiers , qu’ils nomment . Ce sont surtout les syndics généraux. Ils sont chargés de poursuivre l’exécution de l’assemblée.

Un syndic est affecté à chacune des sénéchaussées de Toulouse, Carcassonne,  Nimes et Beaucaire.

M. de Montferrier, syndic général de Carcassonne doit s’occuper du Diocèse de Lodève qui se trouve dans la circonscription..

 
















Repost 0
10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 22:20

L’Ecole :

Le terme Instituteur n’apparaît officiellement qu’en 1792. Il est longtemps en concurrence avec Maître d’école ou Régent.

Les communes demandent à l’intendant une somme pour le salaire du Régent de leur école. Ces subventions sont dérisoires. Une rétribution des parents d’élèves est nécessaire, le plus souvent en argent mais parfois en nature. ( à Arboras le régent reçoit 3 sols par mois et les parents s’arrangent pour le nourrir). A la Vacquerie il y a un maître et une maîtresse.

A Lodève où il y a 5 maîtres et 5 maîtresses, les Ursulines donnent en plus des cours aux jeunes filles issus de milieu pauvre.

En 1747, l’évêque de Lodève Souillac essaie d’établir 3 frères pour instruire les garçons des classes modestes.

Les salles de classe sont des locaux de fortune ( maison, église, maison commune….)Les régents sont contrôlés par le curé et peuvent être congédier par eux. Souillac écrit dans les statuts synodaux « Les écoles sont principalement établies pour former les jeunes à la piété et pour leur apprendre les principes de la religion chrétienne ».

Le maître enseigne le catéchisme à ses élèves : Il les conduit aux offices à la paroisse et c’est souvent le meilleur auxiliaire du curé.

L’enseignement se limite à l’essentiel pour cette époque : la lecture, l’écriture et le calcul. Les régents viennent souvent du Rouergue.

Mais la proportion d’illettrés est très forte. A Soulatgets le 15 Septembre 1727, sur huit chefs de famille, six ne savent pas signer. En 1745, à Clermont, seuls 23 tisserands sur 76 sont capables de signer.

Seul le collège des Doctrinaires à Lodève accepte des pensionnaires issus de la bourgeoisie pour dispenser des cours de rhétorique et de philosophie.

 

L’Hôpital :Seul les hôpitaux de Lodève et de Clermont sont vraiment importants au XVIII ème siècle.

Leur rôle est surtout d’héberger et de soigner les malades pauvres et  de recueillir les enfants abandonnés.

Les ressources de ces établissements sont constituées de legs, rentes personnelles ou de biens.

Le diocèse, certaines confréries apportent des ressources aux hôpitaux.

Les jeunes enfants qu’il héberge travaille à filer des laines pour les fabricants de la ville produisant ainsi quelques petits revenus. L’hôpital de Clermont perçoit lui un droit de courretage sur les huiles qui se vendent.

Mais malgré tout, l’hôpital n’arrive pas à nourrir tous ses malades et divers taxes ou subventions sont prélevées.

Ces établissements sont gérés par des recteurs qui ont mandat d’un an et sont nommés par le conseil politique, d’ un bureau de charité composé des consuls, du curé, des officiers du seigneur. Cette gestion laisse souvent à désirer et de nombreux abus sont constatés.

Chaque établissement fonctionne avec un hospitalier qui est souvent une femme que l’on appelle sœur malgré que ce soit une laïque. Elle est chargée de préparer la nourriture des pauvres.

A l’hôpital de Lodève, la sœur s’appropriant la nourriture des pauvres, Souillac remplace chacune de ces femmes par des  religieuses de la Charité de Nevers à Lodève en 1746 puis à Clermont.

D’autres confréries comme les dames de la Miséricorde provenant de milieux aisés, font la charité dans les hôpitaux(Montpeyroux) et vont visiter les malades pauvres.

 

 



























Repost 0
9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 21:16

Gestion Administrative :

La communauté d’habitants possède à sa tête un ou plusieurs  consuls, qui comme dans beaucoup de communautés sont les successeurs des syndics de la fin du moyen âge.

Les consuls sont chargés de répartir l’impôt foncier ou taille entre les habitants de la communauté.

De plus, en vertu de leur droit de police, ils veillent au bon ordre et à la propreté des rues, à l’observation de repos dominical, surveillent les poids et mesures et taxent les denrées essentielles. Ils font estimer par les prud’hommes les dégâts causés sur pied aux récoltes par des personnes ou par des bestiaux.

Mais l’intendant exerce sur les communautés, en matière financière, une tutelle des plus strictes. C’est  lui que les consuls doivent contacter, dés qu’il est question d’argent. Il faut l’autorisation de l’intendant pour réparer l’église, l’hôtel de ville, le four, les routes ou pour contracter des emprunts.

Ce n’est qu’après avoir eu l’avis du syndic général de la province que l’intendant rend des ordonnances motivées devant lesquelles le consul n’a qu’à s’incliner.

A partir de 1734, le contrôle de la gestion financière est encore plus strict, à la suite de la création de commission exécutive permanente composée par moitié de représentants du gouvernement et de la province.

Les consuls n’ont donc que des pouvoirs médiocres. Ils sont pourtant pourvus comme insigne de leur fonction, d’un chaperon  et à Lodève et Clermont l’Hérault d’une robe, le tout de couleur rouge.

Mais si certains privilèges leur sont acquis ces fonctions ne sont pas rémunérées et l’on note parfois pénurie de candidats.

Ce n’est qu’en 1743 que la commission décide d’attribuer des gages à ses magistrats municipaux.

Election

 La nomination des consuls a lieu tous les ans. Mais un magistrat municipal n’est  rééligible qu’après un intervalle de cinq ans. Le jour de l’élection est souvent lié à une fête ou à un événement dans chaque village. En général, le magistrat va d’abord demander le consentement du seigneur ou de l’évêque.

Des dérogations sont malgré tout observées. Dans les grandes villes surtout. A Lodève, Fulcran  Belliol en 1739 verse 20000 livres pour acheter la mairie. Ce sont de riches fabricants de draps souvent.

Toutes les communes ne disposent pas de maison commune et dans nombre de communautés les assemblées doivent avoir lieu sur la place publique. Pour les archives il en va de même et parfois les documents s’égarent. A la Vacquerie chacun des deux premiers consuls possèdent une clé (Etude Martin à Lodève).




















Repost 0
7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 15:49

Chaque année, l'Etat français défend un seul dossier prétendant au label Unesco, choisi dans une liste indicative.

Aujourd'hui le dossier des sites majeurs de Vauban est inscrit sur cette liste indicative. En novembre 2006, le projet de candidature sera déposé auprès des ministères de la Culture et de la Communication, et de l’Écologie et du Développement durable. Ces ministères devront dans un premier temps valider le dossier, puis déterminer la date à laquelle le dossier sera soumis par la France à l’Unesco. Ensuite le dossier sera étudié par des experts de l'Unesco, une série de visites sera organisée sur les sites, à la suite de quoi le label sera peut être délivré à l'ensemble des 15 sites.

L'intérêt du classement au Patrimoine Mondial de l'Unesco

Être classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco est une reconnaissance de la valeur exceptionnelle et universelle des biens proposés, cependant ce label n'apporte aucun financement direct, les retombées sont indirectes, l'image et le rayonnement de la ville est augmentée allant de pair avec l'augmentation de l'afflux touristique.

5 janvier 2007 : LE CHOIX EST FAIT !


Un petit pas vers l'Unesco..


Le gouvernement français présentera le 31 janvier 2007 la candidature de L'Oeuvre de Vauban pour inscription au patrimoine mondial au titre des biens culturels.
Après un avis très favorable donné à 2 dossiers : l'oeuvre de Le Corbusier dans le monde et l'Oeuvre de Vauban, Le Comité national des biens français du patrimoine mondial a jugé notre dossier prioritaire, notamment en raison de la célébration du tricentenaire de la mort de Vauban en 2007.

Le dossier sera examiné pour décision par le Comité du patrimoine mondial en juin 2008...La ville de Mont Louis en fait partie. Cliquez ici








Repost 0
5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 20:52


Dans le début des années 1990 on a commencé à parler d’un petit acarien qui venait d’Indonésie où il était présent depuis très longtemps. Il avait été découvert en 1904, par OUDEMANS : Varroa Jacobsoni et il était le parasite de Apis Cerana depuis des millénaires. Puis avec le développement des transports internationaux on l’a retrouvé en chine en 1959 et  en Union SFichier hébergé par Archive-Host.comoviétique entre  1960 et 1967 et naturellement en France au début des années 1980.

Avec les transhumances vers l’Espagne le Varroa atteint notre région et la peur de chacun d’entre nous est grande.

Des essais nous en faisons déjà pour tenter d’éradiquer ces petits acariens qui nous envahirons. La matière active dont on parle alors est l’Amitraze. Cette molécule était utilisée contre les Tiques te les galles en médecine Vétérinaire déjà.

Chaqu’un d’entre nous recherche  la meilleure forme pour traiter. Le Groupement de défense sanitaire Apicole que j’anime avec mon ami Martin va à la rencontre des apiculteurs pour les sensibiliser à des traitements non officiels souvent.Le premier test fut avec des plaques offset que je récupérais chez MIDI LIBRE et que nous graissions avec du saindoux et après avoir mis une vingtaine de gouttes d’amitraz nous glissions ces plaques dans la ruche. Quelques heures plus tard à la loupe nous cherchions et comptions les acariens.

Nous avions testé aussi des appareils aérosols de type Folbex ou Phagogène  alimentés au gaz ou avec un groupe.  Cela nous permettait d’aller plus vite et de traiter plusieurs centaines de ruches avec rapidité mais les abeilles restaient un peu traumatisées avec de nombreuses mortalités.

Les remèdes se sont succédés au fil du temps. Tous efficaces à peu prés avec des études souvent empiriques.

 Un boulanger de Blandas ( qui domine le cirque de Navacelles côté gardois) m’écrit  un jour pour m’apprendre qu’en traitant ses cyprés avec de la roténone il avait constaté que ses ruches avaient moins de Varroas. Cette réflexion de bon sens d’alors a été vérifiée quelques années après par des laboratoires de recherche Apicole.

En 2007 la plupart des Apiculteurs  continuent  à traiter avec ces mêmes produits et quelques autres. Un seul je crois est officiel aujourd’hui mais le plus grave c’est il me semble que l’on ne sait plus trop pourquoi.

Habitude surement, précaution aussi, on ne sait jamais !!!!!!!!!

Peut être aussi dans le souci d’être encore meilleur avec de fortes ruches exemptes d’acariens.

Pour ma part, ai je tort, depuis des années plus de traitements contre Varroa. J’ai des pertes certainement comme tous mais pour des raisons autres : faiblesse de certaines colonies et manque de provisions suffisantes, vieilles reines, mais l’acariose ne me fait plus peur depuis longtemps.

IL me semble que le nombre de varroas a diminué dans les ruches et que l’acarien vit de concert avec l’abeille Apis mellifica comme il l’a fait pendant des millénaires avec Apis Cerana.

















Repost 0
4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 22:52

La propolis se trouve sous forme d’extraits alcooliques, d’onguents.  Elle permet de lutter contre certaines affections des voies respiratoires, de hâter la cicatrisation des plaies, soigner des affections de la peau  ( engelures, eczémas, etc.…. La pommade par exemple expérimentée sur de nombreux jeunes gens réduit considérablement l’acné juvénile.

Remy Chauvin a constaté l’effet de la propolis sur les différentes formes de rhume des foins.


La propolis est la seule substance de la ruche à s’opposer au développement de champignons.Ce pouvoir antifongique a été mis à profit dans certains shampoings par exemple ou dans des onguents utilisées dans certaines mycoses ( doigts de pied).

Une des premières utilisations familiales a été pour les affections dentaires de mes enfants. L’effet analgésiant de la propolis procure un bien être très rapide de maux chez les nourissons par exemple.
Ce produit riche en flavonoîde joue un rôle dans la circulation du sang (hypertension, circulation veineuse).
Informations et vente de produits à base de propolis:Cliquer ICI














Repost 0
3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 23:27
Victor hugo disait "hélas j'en ai vu mourir des jeunes filles". La tuberculose tuait beaucoup. On disait il est anémique et quelque temps plus tard le poitrinaire mourait.
Le lait d'anesse était considéré comme sain, car semble t'il jamais tuberculeuse contrairement à la vache.
On peut lire encore sur un portail de la rue de la lergue à Lodève " lait d'anesse".Le marchand passait et l'homme tendait son verre. La traite se faisait sur place et ce lait s'il ne soignait pas était porteur d'espoir et calmait les consciences.
Cette tradition je l'ai connu car j'ai moi-même bu de ce lait. Il donnait force et vigueur aussi...


Femme
Ânesse
Chèvre
Vache
Jument
Caséine
0,34
0,60
3,50
3,00
1,20
Albumine
1,30
1,55
1,35
1,20
0,70
Beurre
3,80
1,50
4,40
3,20
0,60
Lactose
7,00
6,40
3,10
4,30
4,80
Sels divers
0,18
0,32
0,35
0,70
0,40
Eau
87,38
89,63
87,60
87,60
92,30

Comme on le voit, le lait d'ânesse est celui qui se rapproche le plus du lait maternel. Pour obtenir une qualité identique du lait, on soumet les ânesses à un régime alimentaire strict : foin sec ou luzerne sèche avec un peu de paille hachée, et du son pour augmenter les principes minéraux. Quelques carottes en hiver, quelques de bottes d'herbe verte au printemps.










Repost 0
Published by jlP - dans meli-melo
commenter cet article
3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 22:01


L’influence de l’église a longtemps pesé sur la vie du couple. Nos aïeux et aïeules du 18° et même du 19° siècle ont connu la chemise de femme tombant jusqu’aux chevilles et percée d’un trou suffisant, à hauteur convenable. La femme ne se dévêtait jamais devant son mari. Pour répondre aux famaux «  Croissez et multipliez » et forcer au « devoir » au dessus de cet orifice, dans la toile un peu rèche, on lisait parfois «  Dieu le veut », brodé avec soin, souvent au couvent voisin.

Pasteur dit à sa femme :

-         Madame mettez-vous en position conjugale !

-         Si le résultat n’est pas atteint, on avise au bout d’un tempsd’attente, et cela jusqu’à obtenir la descendance souhaitée.

Cela n’empêche quelques coquins poussés par la chose de se défouler autrement :marché, voyages ou jolie fille réservée dans un hotel ou simplement une servante intimidée qui ne comprend pas.

Les cultivateurs avaient souvent pour compagne sentimentale la dame qui soigne la vigne avec eux; En général on pratique le coïtus interruptus ; « on arrose le persil »mais la récidive ne pardonnait pas et on se « confessait au permanganate »

Après la première guerre mondiale on trouvait sur les lieux des ébats amoureux «  des capotes anglaises »qui désignait le préservatif
                         joseph Couffinhal( Lodève la mémoire d'une ville)














Repost 0
Published by jlP - dans meli-melo
commenter cet article
3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 21:09

LE CLASSEMENT AJOURNE

 

Les Causses et les Cévennes n’ont pas obtenu le classement au Patrimoine mondial de l’humanité, mais ils sont au premier rang dans le cœur des habitants.

LILIANE DELWASSE,

 journaliste et écrivain



Quelle déception ! Dix ans d’efforts et de passion sont bien mal récompensés : l’Unesco vient d’ajourner l’inscription au Patrimoine mondial de l’humanité au titre de Paysage culturel évolutif vivant de la région des Causses et des Cévennes. Un territoire de 6 400 kilomètres carrés, situé sur les contreforts méridionaux du Massif central, englobant cinq départements, la Lozère, l’Aveyron, le Gard, l’Hérault, l’Ardèche, 235 communes, 230 000 habitants, 13 000 moutons, et intervenant sur trois régions : Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes. Quatre villes-portes délimitaient le périmètre du classement : Alès, Ganges, Mende et Millau. Le concept de paysage culturel vivant se fonde sur une cohérence et une interaction entre la nature, le patrimoine bâti, l’histoire des hommes et le mode de vie. Seules deux régions en France se sont vues auparavant décerner ce label rare et précieux : le Val de Loire et les coteaux de Saint-Émilion.


Trois familles de paysages étaient concernées par le dossier de demande de classement : les monts granitiques de l’Aigoual et du Lozère, recouverts d’une pelouse sèche générée par les troupeaux, qui les font ressembler à une steppe. Puis les Cévennes schisteuses, marquées par des cultures en terrasses de châtaigniers et de mûriers et les bois de chênes blancs. Enfin les Causses calcaires, austères et désertiques, striées de gorges profondes, telles les gorges du Tarn.
Un pays marqué par une histoire spécifique

Les épaisses forêts des Cévennes gardent fortement le souvenir cruel des guerres des camisards, les protestants réfugiés dans le désert à la suite de la révocation de l’édit de Nantes. Le musée du Protestantisme, à Mialet, retentit encore des cris de détresse des malheureux assassinés au cours des dragonnades. L’histoire des Templiers, cet ordre de moines-soldats, avait auparavant également laissé son empreinte sur la région, avec ses commanderies et ses villages fortifiés de Sainte-Eulalie-de-Cernon, de La Cavalerie et de La Couvertoirade, ainsi que l’abbaye romane de Saint-Guilhem-le-Désert. Les Templiers avaient investi le plateau du Larzac en revenant de Terre sainte. Après la dissolution de l’ordre, ce furent les chevaliers hospitaliers qui occupèrent ces forteresses.

Plus lointain encore surgit le souvenir de la Gaule romaine avec l’industrie de la céramique, à La Graufesenque, près de Millau. Dont on a retrouvé des restes de vaisselle à Pompéi. Au premier siècle, des millions de pièces de céramiques avaient été exportées dans tout l’Empire romain, jusqu’aux confins de l’Inde.

Ces paysages sublimes et farouches balayés par le vent, parsemés de pitons rocheux aux formes étranges et mystérieuses, sont aussi le dernier témoignage du pastoralisme et d’un monde rural fragile et menacé. Les lavognes, sortes de bassins ronds creusés par l’homme où s’abreuvent les troupeaux, les drailles, sentiers privilégiés de la transhumance, les délicats murets en pierre qui partagent les vastes étendues d’herbe maigre et rase et ne ferment les champs que pour les moutons, les ouvrant grand au visiteur, les merveilleuses maisons de pierre sèche recouvertes de lauze, qui tiennent toutes seules sans mortier ni ciment d’aucune sorte, les chapelles en ruine issues du fond des temps où seul un berger vient rêver sa vie… tout cet univers de vérité et d’éternité a su résister à l’urbanisation, à l’industrialisation, à l’uniformisation. A su protéger ce patrimoine déserté pendant longtemps, mais qui a préféré garder son âme que perdre ses repères.


Qu’aurait apporté le classement ?

Cette reconnaissance au niveau mondial aurait généré des retombées touristiques. Américains, Japonais, Australiens sont particulièrement sensibles au label Unesco, porté sur leurs guides de voyage. « Dans les années qui suivent une inscription, on observe une progression de 30 à 40 % de visiteurs », escomptait un élu. L’effet conjugué du viaduc de Millau, qui enregistre son quatre-millionième automobiliste, et du classement aurait doublé la notoriété du territoire. Avec le risque, par un afflux mal maîtrisé de touristes, de saccager un des derniers lieux protégés de l’Hexagone. Un risque qui n’effrayait personne ici : la vigilance des habitants et leur conscience patrimoniale sont exemplaires. Le dossier avait déjà été écarté en 2002 à cause d’un projet d’éoliennes. « Avec deux à cinq habitants au kilomètre carré, on a de la place pour quelques touristes sans déranger les moutons », plaisante un berger. Agrégé de géographie, il est revenu vivre au pays après quelques années en ville. Dans le silence du soir qui tombe sur le Causse, il déplore : « On est navré pour nos paysans si attachés à cette terre difficile, ils méritaient cette reconnaissance du monde entier. »

Aucune amertume pourtant chez les acteurs du dossier, des regrets sûrement, mais une consolation de taille : avoir travaillé ensemble durant tant d’années a créé une dynamique qui se poursuivra. Certaines communes se repeuplent, comme Hures-la-Parade, en Lozère, qui, de 160 habitants en 1970, est repassée à 220 et dont l’école est fière de ses quarante élèves répartis en trois classes. Ou comme Hauterive, enfouie au fond des gorges du Tarn, où l’on n’accède que par barque en traversant le Tarn après avoir descendu un raidillon. Le hameau s’était complètement dépeuplé au cours des années 1960 et 1970. Les treize habitations en ruine ont été restaurées, on y organise des stages de formation à la construction en pierre sèche. Et on y compte jusqu’à dix habitants en été… depuis qu’on y a amené l’électricité, voici trois ans.

Gauche et droite réunies, sans aucune arrière-pensée, aucun ostracisme, les élus ont appris la solidarité, la complicité. Le projet a soudé les habitants de la région, mus par le désir d’avancer, de réussir, de faire vivre leur terre bien-aimée, de protéger ses atouts, son mode de vie, ses paysages. Dans leur cœur, il est déjà classé. Au premier rang. Ils se sont juré de représenter leur candidature, l’an prochain.











Repost 0
2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 22:22
Fichier hébergé par Archive-Host.com
Réponse:   L'epinglette pour déboucher la lumière d'un fusil

Ce mot a pour racine le terme épingle, qui provient lui-même du latin spina, épine.

Effet de petit équipement à l’usage des hommes de troupe de l’infanterie française.

L’épinglette doit s’introduire dans la lumière du canon pour chasser les poussières et débris qui en l’obstruant auraient pu empêcher le jet de la flamme produit par la détonation. Les soldats la suspendaient par sa chaînette à une des boutonnières du revers d’habit.





Repost 0
Published by jlP - dans meli-melo
commenter cet article