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Ouverture d'un nouveau Blog associatif:
Larzac environnement

Articles Récents

30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 14:59



Maïté Valès-Bled est conservatrice du Musée Fleury à Lodève. Elle raconte comment cette ville a été déshéritée à plusieurs reprises : avec la fermeture des usines textiles juste après la guerre puis avec celle de la mine d’extraction d’uranium en 1997. C’est à cette période de son histoire que la ville a décidé de mettre en œuvre une véritable politique culturelle forte, qui s’appuierait essentiellement sur le Musée Fleury. Cette vocation de transmission d’une connaissance d’un patrimoine a contribué au développement d’une économie de proximité.

Anciennement à Chartres, elle accepte en 1997 avec Robert Lecou alors maire, de diriger ce musée de l’arrière pays Héraultais dans cette sous-préfecture où les noms de Saint Fulcran, Fleury, Darde résonnent avec passion.

De nombreuses expositions chaque année dont celle de  Bonnard cette année qui a  amené 80.000 personnes, a permis à Maïté de vite se rendre compte qu’il était nécessaire de créer un «  festival des Voix » auquel participe de nombreux poètes et artistes de toutes origines.

Le Tourisme, grâce à ces manifestations, a bénéficié aussi de cet élan, ainsi commerces, restaurants, hôtels, chambres d’hôtes ont vu d’un bon œil ces manifestations dans une région ou malgré les sites grandioses à visiter, la durée des séjours restaient très courts.

En juin 2006, la ville reçoit le label «  Ville d’art et d’histoire »

Aujourd’hui Maïté nous quitte, elle part à Sète et prendra ses nouvelles fonctions très bientôt comme conservatrice au musée Paul Valery et des arts mineurs. Elle laisse derrière elle un projet d’extension important du musée Fleury, et une exposition hivernale consacrée à  artiste Montpellierain :Vincent Bioulès

 

Tout en regrettant ce départ, je souhaite «  bon vent » à Maïté Vallès Bled dans cette ville de Sète très attachante en espérant que Lodève pourra garder ce capital artistique et cette renommée culturelle qui est la notre aujourd’hui.

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 19:24
En plus d'informations sur les différentes activités, les sites à voir à travers les photos de ce blog, je vous propose des hébergements en chambres d'hôtes chez moi... Un Larzacien converti par passion depuis longtemps à l'Apiculture. Infos cliquer ici


Une fois n'est pas coutume. je commente rarement les faits de société, les réactions politiques ou d'autres infos aussi intéressantes soit elles. Mais Le ROQUEFORT étant une activité qui emploie et fait vivre beaucoup de personnes que je connais et apprécie, je ne peux m'empêcher de faire passer les éléments qui ont poussé l'administration Busch aux derniers jours de leur mandat à utiliser encore une fois des procédures malsaines pour juger, condamner et punir l'action des agriculteurs Francais qui travaillent pour nous produire un fromage de qualité que le monde nous envie.
C'est ma cousine Lucienne Magalie PONS qui a écrit cet article à l'intention de ceux qui veulent comprendre un peu mieux cette guerre stérile qui menace aussi Sud Ouest et le Larzac.




La Guerre du Roquefort aura bien lieu ! L’administration sortante de Bush déclare la guerre du Roquefort à la France et à L’Europe ! « C’est inadmissible, aberrant révoltant et scandaleux ! » telles sont les principales affirmations des personnalités et organismes concernés qui n’en resteront pas là, quand à Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, il a jugé pour sa part que c’était « injustifié ». .

La filière de production du Roquefort recouvre 4500 producteurs de lait de brebis, plus de 2000 salariés qui travaillent pour sept fabricants de roquefort, et concerne l'économie de six départements du Sud-ouest (Aude, Aveyron, Tarn, Lozère, Hérault, Gard).Ajouter à cela les filières induites, emballages, transports etc. ... qui sont des sources d’emplois non négligeables.
En 2007, 3800 tonnes de roquefort ont été exportées à l'étranger, sur un total de 19 000 tonnes commercialisées Au niveau des exportations françaises, sur une centaine de pays, les Etats-Unis arrivent en troisième position, derrière l'Espagne et l'Allemagne.
De nombreuses et très pertinentes protestations se sont élevées contre la récente annonce visant le régime des droits d’importation aux Etats-Unis, faite Jeudi par Susan Schwab, représentante américaine au Commerce, avec pour principale cible le roquefort dont les droits de douane triplés, par ailleurs de nouveaux produits sont taxés, dont différents produits carnés, eaux minérale ou gomme à mâcher. Cette sanction, prise jeudi en rétorsion à la poursuite de l'interdiction par l'Union européenne du bœuf aux hormones américain en vigueur depuis 1988, a été jugée "injustifiée" par le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier. C’est à juste titre et sans mâcher ses mots et un accent bien de chez nous, que La Confédération paysanne a dénoncé vendredi que ces pratiques étaient "inadmissibles", appelant le gouvernement français et l'Union européenne à "ne pas céder". Dans un communiqué clair et net, le syndicat demande au gouvernement français et à l'Union européenne de "ne pas céder, comme ils l'ont fait jusqu'à aujourd'hui, à la pression mise par les Etats-Unis et de protéger les consommateurs européens qui ne souhaitent pas être confrontés à des produits alimentaires aux qualités sanitaires plus que douteuses que sont aujourd'hui le bœuf aux hormones et le poulet javellisé, et que seront demain les animaux clonés". Pour la Confédération Paysanne que je rejoins dans sa dénonciation contre ces pratiques inadmissibles l’objectif des Etats-Unis est clair « ....... mettre la pression sur l'Europe pour que le bœuf aux hormones, puis le poulet chloré, puissent accéder au marché européen » La Confédération paysanne "exhorte le gouvernement français à soutenir les producteurs concernés par ces mesures de rétorsion pour éviter qu'une fois de plus, les paysans soient les victimes collatérales d'un bras de fer entre les USA et l'Europe". Le syndicat par ailleurs attend du nouveau président des Etas Unis, qui se revendique d’une « nouvelle gouvernance mondiale » qu'il renonce à ce genre de pratique "

C’est aussi dans ce sens que Martin Malvy, (PS), président de la région Midi-Pyrénées a annoncé qu'il venait d'envoyer à Barak Obama un "colis prestige" d'un fromage entier, soit plus de 2 kilos, en cadeau pour son investiture, accompagnée d'une invitation à venir visiter sa région. « L'investiture de Barack Obama est porteuse de grands espoirs », a déclaré Martin Malvy, « notamment d'une meilleure relation entre les Etats-Unis et l'Europe. Dans ce contexte, la mesure annoncée du triplement des droits de douane sur le Roquefort est incompréhensible. J'ai donc adressé ce produit prestigieux de l'agriculture midi-pyrénéenne au président Barack Obama en lui demandant que, dès mardi, la nouvelle administration américaine réexamine ce dossier avec plus d'intelligence ». Et toujours dans la même démarche de défense des producteurs et exportateurs de Roquefort et de la région qu’il préside où est fabriqué ce délicieux fromage,

 Martin Malvy a aussi adressé une lettre au Président Obama :
Monsieur Barack OBAMA
President 1600 Pennsylvania
Avenue NW THE WHITE HOUSE
WASHINGTON, DC 20500
UNITED STATES OF AMERICA

Monsieur le Président,
Il y a quelques semaines, je me permettais de vous adresser mes félicitations, en vous disant combien nous étions heureux de votre élection à la Présidence des Etats-Unis. Je viens vers vous aujourd'hui pour vous demander de bien vouloir aider l'économie de la Région au nom de laquelle je m'exprimais. Votre prédécesseur et son administration viennent de prendre la décision d'augmenter de 300% les droits de douanes concernant le fromage de Roquefort en riposte aux mesures prises par l'Union européenne d'interdire l'entrée du bœuf aux hormones en Europe. Le Roquefort est un fromage produit en France plus précisément en Aveyron, dans la Région Midi-Pyrénées que je préside. C'est un produit qui ne peut être fabriqué dans aucune autre partie du monde, car il répond à un cahier des charges drastique, spécifique, naturel et très local. C'est devenu avec le temps et le travail des personnes qui en vivent, une économie indispensable à cette partie très rurale de la France. La Région Midi-Pyrénées est précurseur dans ce domaine et travaille depuis de nombreuses années sur la production de qualité de ses produits agricoles. Aussi, je considère que la mesure prise par les Etats-Unis est injuste. Le fromage de Roquefort est devenu l'otage involontaire des accords internationaux en matière d'importations et d’exportations des produits agricoles. Monsieur le Président je souhaite vous offrir à l'occasion de votre investiture, un fromage de Roquefort afin que vous puissiez en apprécier toute la qualité, mais surtout pour vous demander de bien vouloir revenir sur cette décision, en souhaitant, à l'occasion de l'un de vos voyages en France pouvoir vous accueillir dans cette région et vous en présenter ses spécificités dans le secteur agro-alimentaire notamment, dont le Roquefort constitue depuis des générations l'un des produits les plus emblématiques. Je reste persuadé qu'une discussion avec l'Europe au sujet de vos exportations est possible. Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de mes sentiments distingués.
Signé : Martin MALVY


Thierry Zurcher, Le directeur de "Roquefort Société", président de la Fédération des industriels de la filière brebis, regrette la décision américaine. "C'était un marché plutôt prometteur. On avait déjà fait 700 tonnes il y a quelque temps, et on pouvait atteindre les 1000 tonnes, normalement." ......."Ca aurait été notre premier marché à l'exportation. Il y a un véritable intérêt pour le roquefort aux Etats-Unis, et donc on est en train de casser tout ça", a-t-il déploré sur France-2. Dans un communiqué, Philippe Folliot, député NC du Tarn, va encore plus loin, il dénonce "une décision injuste, révoltante et scandaleuse". "Dès aujourd'hui, j'écris au nouveau président des Etats-Unis d'Amérique, M. Barack Obama, pour lui demander, dès le 20 janvier, date de sa prise de fonction, de revenir sur cette décision. Par ailleurs, je saisirai directement le président de la République Nicolas Sarkozy lors d'une rencontre prévue mercredi prochain pour que, de son côté, il intervienne auprès de l'administration américaine", affirme-t-il.
En Aveyron, région productrice de Roquefort, l’'ensemble de la communauté politique et économique a commencé à organiser la riposte après l'annonce par l'administration américaine frappant le Roquefort.

Robert Glandières, Président de la Confédération Générale des Producteurs de Roquefort a déclaré à Reuters vendredi : "Ça ne pourra pas se passer ainsi et il y aura des actions symboliques, déjà, si cette décision est confirmée" ...... "Nous allons réagir et nous organiser, sachant toutefois que c'est sûrement par la diplomatie et avec le soutien de nos pouvoirs publics qu'on trouvera une solution", a t-il ajouté. Ndlr : il faut souhaiter en effet que les pouvoirs publics remuent leurs fesses un peu plus qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent pour défendre nos producteurs et exportateurs, pour le moment toutefois rappelons que cette sanction, prise en rétorsion à la poursuite de l'interdiction par l'Union européenne du bœuf aux hormones américain en vigueur depuis 1988, a été jugée "injustifiée" par le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, appréciation assez tiède à mon avis. Les producteurs sont outrés de jouer les boucs émissaires pour une situation qui leur échappe. "Nous sommes lassés, aussi, de passer pour un symbole auprès de l'administration américaine. D'ailleurs, c'est peut-être pour se faire plaisir que l'administration Bush, avant de partir, a pris cette ultime décision. Sans doute parce que nous lui avions résisté", a conclu Robert Glandières. Ndlr : C’est l'administration Busch sortante qui a pris la décision de s’offrir entre autres desserts notre Roquefort à nos dépends.
Le Maire de Millau, Guy Durand (PS) s’associe bien évidemment à toutes les protestations et il l’a bien fait entendre en déclarant à Reuters : "Nous allons essayer d'organiser notre riposte car nous ne pouvons rester sans réagir". "La mise en place de cette mesure ne sera effective qu'au 23 mars prochain. D'ici là, la nouvelle administration américaine voudra peut-être redevenir raisonnable et ne pas se servir encore de nous comme d'un symbole", a souligné Guy Durand. ......"Si ce n'est pas le cas, alors notre réaction sera vive, solidaire et organisée, donc efficace", a t-il prévenu.
 Les éventuels boucs émissaires de la « guerre du Roquefort » redoutent d'ores et déjà des manifestations locales. "Ça recommence ! ", s'est lamenté Marc Dehani, directeur du McDonald's de Millau, qui avait été saccagé au printemps 1999 à la suite d'une précédente décision américaine de ce genre. "Je veux rester raisonnable mais il ne faudrait pas que tout dérape de nouveau. Je n'ai rien à me reprocher. Je ne vends pas de Roquefort et tous mes produits sont issus de l'agriculture française. Je ne peux pas faire mieux!", a-t-il tenu à préciser. Espérons qu’il sera entendu, en effet il est regrettable de saccager des commerces qui ne sont pour rien dans les décisions américaines et dans la platitude de réaction des pouvoirs publics.

Nous ne pouvons pas terminer ce survol de la « guerre du Roquefort » sans faire état de la position d’un fin connaisseur en la matière,
Monsieur José Bove ancien leader de la Confédération Paysanne, dont on se souvi
ent qu’il était à l’origine du "saccage "du McDonald’s de Millau, militant reconnu et actif de la lutte contre la "malbouffe" qui avait défié les Etats-Unis en 1999 en introduisant "illégalement " quelques kilos de Roquefort pour les distribuer aux militants altermondialistes à Seattle, en marge d'une réunion de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) face à un McDonald's dévasté. "Cette décision est aberrante, scandaleuse. Elle n'a aucun sens", a déclaré à Reuters José Bové, .............. "
Chaque pays a droit de protéger ses modes alimentaires et la France ne veut pas du bœuf aux hormones américain, même sous la menace ou le chantage. Il est clair que les hormones sont une menace pour notre santé", a t-il ajouté.
A l’adresse du McDonald’s de Millau il a tenu à le rassurer indirectement sous réserve d’un geste symbolique de la part de ce commerce : "Il n'est pas question, évidement, de retourner détruire le McDonald's de Millau mais il pourrait bien fermer symboliquement quelques temps pour montrer sa solidarité avec nous", a-t-il dit en annonçant des actions si la décision américaine est confirmée.
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 20:52


Dans le début des années 1990 on a commencé à parler d’un petit acarien qui venait d’Indonésie où il était présent depuis très longtemps. Il avait été découvert en 1904, par OUDEMANS : Varroa Jacobsoni et il était le parasite de Apis Cerana depuis des millénaires. Puis avec le développement des transports internationaux on l’a retrouvé en chine en 1959 et  en Union SFichier hébergé par Archive-Host.comoviétique entre  1960 et 1967 et naturellement en France au début des années 1980.

Avec les transhumances vers l’Espagne le Varroa atteint notre région et la peur de chacun d’entre nous est grande.

Des essais nous en faisons déjà pour tenter d’éradiquer ces petits acariens qui nous envahirons. La matière active dont on parle alors est l’Amitraze. Cette molécule était utilisée contre les Tiques te les galles en médecine Vétérinaire déjà.

Chaqu’un d’entre nous recherche  la meilleure forme pour traiter. Le Groupement de défense sanitaire Apicole que j’anime avec mon ami Martin va à la rencontre des apiculteurs pour les sensibiliser à des traitements non officiels souvent.Le premier test fut avec des plaques offset que je récupérais chez MIDI LIBRE et que nous graissions avec du saindoux et après avoir mis une vingtaine de gouttes d’amitraz nous glissions ces plaques dans la ruche. Quelques heures plus tard à la loupe nous cherchions et comptions les acariens.

Nous avions testé aussi des appareils aérosols de type Folbex ou Phagogène  alimentés au gaz ou avec un groupe.  Cela nous permettait d’aller plus vite et de traiter plusieurs centaines de ruches avec rapidité mais les abeilles restaient un peu traumatisées avec de nombreuses mortalités.

Les remèdes se sont succédés au fil du temps. Tous efficaces à peu prés avec des études souvent empiriques.

 Un boulanger de Blandas ( qui domine le cirque de Navacelles côté gardois) m’écrit  un jour pour m’apprendre qu’en traitant ses cyprés avec de la roténone il avait constaté que ses ruches avaient moins de Varroas. Cette réflexion de bon sens d’alors a été vérifiée quelques années après par des laboratoires de recherche Apicole.

En 2007 la plupart des Apiculteurs  continuent  à traiter avec ces mêmes produits et quelques autres. Un seul je crois est officiel aujourd’hui mais le plus grave c’est il me semble que l’on ne sait plus trop pourquoi.

Habitude surement, précaution aussi, on ne sait jamais !!!!!!!!!

Peut être aussi dans le souci d’être encore meilleur avec de fortes ruches exemptes d’acariens.

Pour ma part, ai je tort, depuis des années plus de traitements contre Varroa. J’ai des pertes certainement comme tous mais pour des raisons autres : faiblesse de certaines colonies et manque de provisions suffisantes, vieilles reines, mais l’acariose ne me fait plus peur depuis longtemps.

IL me semble que le nombre de varroas a diminué dans les ruches et que l’acarien vit de concert avec l’abeille Apis mellifica comme il l’a fait pendant des millénaires avec Apis Cerana.

















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26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 19:16


Mais ces transhumances sont celles qui me laissent parmi toutes les souvenirs les plus divers par les risques et les incidents multiples que nous avons eu très souvent. Je parle au pluriel car ces voyages étaient assez longs, chauds et la pose n’étaient pas aisée, il fallait être au moins deux.

Nous nous sommes retrouvés plusieurs fois, le fourgon bloqué, obligés d’aller la nuit à pied, chercher de l’aide pour sortir de ces chemins isolées de montagne. A deux reprises dans l’Aveyron, à Sauclières et à Saint jean du Bruel, un tracteur a du venir nous sortir d’ornières ou nous remonter au treuil.

Sans parler des piqûres  multiples que nous avons du subir sans broncher, les dents serrées de nuit, malgré nos combinaisons qui ne servent à rien lorsque nos petites abeilles décident la guerre. Je me souviens d’une fois ou j’ai même laissé un ami faire mon travail, je n’en pouvais plus. C’était une nuit sans lune, un chemin impossible et des abeilles excitées par une chaleur caniculaire. J’ai craqué, mais les choses auraient pu mal tourner sans l’expérience et la force de mon ami Bruno, car une ruche c’est lourd, très lourd. D’ailleurs elles paraissent toujours plus lourdes au déchargement, c’est à dire à la deuxième manipulation…

 

Et puis j’ai exploré la Drôme ensuite avec mes avettes. Nous avons un cousin qui a pris sa retraite aujourd’hui mais qui était arboriculteur, plus exactement producteur de pommes et de pêches. Il a toujours eu quelques ruches pour la pollinisation indispensable aux pommiers. Mais cela ne suffisait pas.

 il faut au moins une ruche par hectare et il lui en fallait une trentaine  pour une bonne pollinisation de ses vergers. J’en ai donc apporté quelques unes chez lui que j’ai laissé toute l’année. Le miel sur le pommier est insignifiant par contre la fécondation, le rendement, la qualité, la conservation des fruits grâce à l’abeille rend l’apport de ruches indispensable. Je me rattrapais sur les champs de Tournesol qui entouraient ses vergers et qui étaient très mellifères. Deux ou trois hausses de miel et des ruches très fortes et très saines.

La faiblesse d’une ruche est souvent en rapport avec son emplacement. Si le miel ne lui manque pas, il y aura peu de problèmes. Une maladie est souvent l’expression d’une carence en nourriture.

Puis en septembre, c’était la récolte avec le cousin et une invitation à se retrouver autour de la table avec la cousine. Une journée de travail mais beaucoup de plaisir à se retrouver.

 























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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 22:10


La récolte que j’ai tenté assez rapidement aussi a  été le Châtaignier. Les Cévennes ne sont pas loin, Le vigan par exemple à moins de 70 km de Montpellier. La vallée d’Arphy au pied de l’aigoual avec des villages comme Aulas, Mars, Molières ou Esparon et de l’autre côté, allant sur l’Espérou, Mandagout ou saint André de Majencoules, sont au milieu de ces châtaigniers. Au moi de juillet, les arbres sont en floraison. Les fleurs mâles appelées châtons  toutes blanches, visibles dans le paysage nous enivrent par leur odeur tannique prononcée. Elles ne sont visitées par les abeilles que pour leur pollen abondant.

Les abeilles préfèrent butiner les fleurs femelles à l’aisselle des feuilles plus discrètes qui vont nous donner ce miel doré au goût très particulier et aux vertus nombreuses. On lui reconnaît des propriétés  pour sa richesse en tanins et en oligo-éléments ( circulation du sang, asthénie…).

Par contre les Cévennes sont des régions difficiles pour les apiculteurs. Les routes étroites et sinueuses la nuit en été ne rendent pas la tâche aisée. Les abeilles ont chaud et il est nécessaire de déplacer les ruches ouvertes pour  éviter des mortalités par asphyxie. Malgré cela, certaines ruches plus peuplées ont une partie de leur colonie qui sortant sur la partie antérieure de la ruche se regroupent en paquets, elles font la grappe dit on. Et lorsqu’à l’arrivée dans l’obscurité de la nuit on doit sortir tout ce petit monde il est aisée de comprendre que cela ne se fait pas sans piqûres.

De plus les emplacements situés sur des faïsses, des traversiers, parfois à quelques dizaines de mètres du camion rendent la tâche très difficile.

La satisfaction, la récompense c’est la récolte. Une belle récolte en général pas trop entachée par la chaleur contrairement à la lavande par exemple car ces arbres ont des racines très profondes pour puiser leur ressource en haut, donnant du nectar en abondance.





















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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 19:04

L’accident !

Un matin de mai 1986, je suis éveillé par le bruit assourdissant d'un avion qui survole notre quartier à plusieurs reprises. Cela me surprend, à l'accoutumé nous n'avons pas l'habitude de vols à basse altitude.

A cette époque, je récupérais mes enfants âgés de 8 et 10 ans à l'école pour le déjeuner, donc je rentrais à la maison à midi. Je ne pus m'empêcher de faire une escapade jusqu'à mon rucher situé en garrigues, non loin de chez moi, guidé par le mystère de cet avion matinal. Ma crainte fut justifiée par des milliers et des milliers d'abeilles mortes devant les ruches, en pleine période de floraison du thym.

Cet avion était venu à la veille des fêtes de Pentecôte débarrasser notre nature de ces petits insectes appelés "moustiques" qui étaient et sont une entrave à la vie touristique de notre région. Un organisme dépendant de la préfecture avait décidé de traiter sans avertir les Apiculteurs. Quel mépris pour nos abeilles et autres insectes !

 

Après un moment d'émotion, je décidais  de réagir avec force en sensibilisant avec l'appui de la municipalité de mon village, tous les médias. Le traitement avait été réalisé avec un puissant organophosphoré dont la toxicité était bien connue.

La réaction fut à la mesure de l'événement. L'opinion publique connaissant le rôle indispensable de l'Abeille dans la nature m'a apporté son soutien. De réunions en expertise, les torts étant reconnus, les dégâts matériels ont été pris en charge par l'assurance responsable.

Pour l'aspect environnemental, quelques amis me proposent de créer une association "Saint jean Environnement".

Cela se fait en 1985 donc avec trois amis très motivés comme moi. Le village est géré à cette époque par un homme respectable, qui m’a quelques années auparavant initié à l’Apiculture et m’a même offert mes premières abeilles.

Puis cette passion de l’Apiculture n’a fait que croître avec le temps. A en devenir presque un métier puisque le nombre de ruches augmentant, il fallait commencer à produire pour la vente, ce qui m’a amené à diversifier mes productions. J’avais déjà le miel des Garrigues que je faisais dans les environs immédiat de mon domicile et le miel du larzac composé essentiellement de thym que je récoltais au mois de juin. Un ami m’avait dit que les  ruches devaient être installées le 20 mai sur le plateau, date que j’ai toujours depuis respecté.

Je me souviens de ma première transhumance avec mon ami Martin à la Vacquerie. J’avais pris contact avec un agriculteur qui m’avait proposé de mettre les ruches dans un champ de sainfoin. J’avais une remorque assez grande qui me permettait de transporter 6 à 8 ruches et  Martin avec son break citroen en prenait 5 ou 6. Nous nous suivions pour s’aider à décharger nos colis encombrants. Quelle galère, car même avec des poignets il fallait porter ces ruches assez loin, là ou une voiture ne peut pas aller !

La floraison commençait et un détail a toujours été lié à cette épopée, c’est ce bruit de boites de conserve qui résonnait pas très loin pour éloigner les sangliers qui sévissaient dans les cultures.

Mais cette transhumance sur le sainfoin s’est soldée par un échec, car quelques jours plus tard nous avons appris que l’agriculteur avait fauché le champ en pleine floraison .















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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 22:57

N’ayant plus rien à faire, elles avaient en grande partie désertées la hausse et je pus enlever les cadres un à un, balayant chacun pour chasser les dernières occupantes avec un rameau de buis cueilli sur place.

Avec l’enfumoir calé entre les jambes que j’activai fréquemment, je pus aller rapidement mais sûrement jusqu’au bout. Ma hausse tirée, je refermai ma ruche sans perte de temps.

L’opération s’était bien passée, je n’avais pas été piqué et la récolte de miel à mes pieds, il me fallait maintenant reprendre le chemin du retour. Celui-ci fut long et éprouvant. Dans un premier temps, je fis un trajet avec la hausse qui pesait bien vingt kilos et sous mon voile je transpirais énormément. L’excitation provoquée par moi et l’odeur du miel, avait stimulé mes abeilles et beaucoup m’entouraient, cognant  sur moi. Ce bruit résonnait dans mes oreilles. Il ne me restait plus que la fuite maintenant, ma tâche était achevée mais la honte m’envahissait devant la lâcheté de mon geste. Je leur prenais le fruit du travail  qu’elle avait réalisé pendant que j’étais moi-même en vacances. N’y a t’il pas quelque chose d’immoral à cela ! 













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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 21:12

Nous étions allés en vacances dans les Alpes avec ma femme et ma fille qui n’avait qu’un an. Ce n’était pas pour moi, une vraie joie que de partir sinon le plaisir de se retrouver en famille. L’oisiveté ne me convenait pas vraiment et je subissais un peu ces périodes. Cette première année pourtant, m’avait permis de faire connaissance avec l’apiculture de montagne. Au cours de nos promenades nous avons pu souvent rencontrer ruches et ruchers et chaque fois nous avions essayé de nous y approcher voir même de rencontrer l’Apiculteur. De nombreuses photos, gardées au fond d’un tiroir témoignent encore de cette période.

Au retour, ce n’était déjà plus la reprise de mon travail au laboratoire qui me préoccupait mais surtout de retrouver ma ruche. Ce que je fis le dimanche qui suivit. Nous étions vers le 15 août, le temps était encore chaud  et j’avais décidé d’aller m’occuper de mes abeilles. Il me fallait laisser la voiture assez loin et prendre un chemin, puis traverser une friche pour l’atteindre. L’herbe avait poussé depuis et malgré les bottes que j’avais chaussé, j’avançais lentement. Les gens du pays craignaient la présence de vipères car chaque année, moutons et chiens en étaient victimes, certains en avaient vu autour de leur maison. Ces reptiles que je ne voyais pas mais qui pouvaient surgir d’un instant à l’autre me faisaient vivre un vrai cauchemar.

J’atteignis enfin mes abeilles et l’herbe encore qui avait poussé, rendait difficile leur va et vient. D’un geste ferme de la main, j’enleva une poignée d’herbe pour leur permettre un meilleur accès. Elles ne comprirent pourtant pas mon intention car immédiatement une foule de gardiennes envahirent la planche d’envol.  J’eus à peine le temps de m’éloigner pour éviter de me faire piquer ; alors je m’équipai d’une combinaison blanche, d’un voile de protection du visage et de gants. J’allumai mon enfumoir avec de la paille et muni d’un lève cadre, je m’approchai à nouveau de la ruche. Cette fois, je ne pouvais plus reculer et mes mains, tout mon corps tremblaient d’émotion.

On ne peut jamais à l’avance prévoir la réaction d’une ruche, sa douceur ou son agressivité. Elles réagissent comme des êtres vivants avec leur différence et elle se rappela le geste rapide que j’avais exercé quelques minutes plutôt. Je dus enfumer abondamment devant l’entrée pour les faire entrer. L’enfumoir est le seul outil qu’aucun apiculteur ne puisse négliger pour intervenir  auprès des Abeilles. La fumée les prévient et évite une réaction de sauvegarde qui se traduit par une attitude défensive qui peut nous être fatale. J’enlevai le toit de la ruche qui lui servait de protection, puis le couvre-cadres et je pus découvrir une hausse pleine de miel et d’une cire blanche. L’odeur aromatique dégagée était enivrante, exaltée par la chaleur intérieure accumulée. Il me restait plus qu’à dégager ces cadres qu’elles avaient fermés  avec un opercule de cire imprégnée d’acide formique qu’elles savent trouver dans la nature pour une meilleure conservation du Miel.

















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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 21:38

 

Je plantais même quelques espèces mellifères (romarin,lavande..) et je me suis mis à m’intéresser à ces plantes que les abeilles aiment bien visiter. Mes études scientifiques m’avaient apporté quelques notions de botanique et mon esprit curieux m’a impliqué pour le reste dans cette recherche d’espèces visitées par nos mouches à miel.

A la fin mai, lorsque les grosses chaleurs arrivent, que le thym a fini sa floraison et que les abeilles commencent à faire la barbe devant la ruche, notre saison apicole s’achève aussi et les abeilles vont vivre alors sur leur réserve jusqu’à la fin août. Il est dommage de les laisser là  à moins que des habitations d’un village assez proches puissent leur fournir des lieux de butinage intéressant.

Je possédais des terrains à une cinquantaine de kilomètres de là, sur la partie septentrionale du larzac. Ils nous avaient été cédés par une tante et un oncle à ma femme, décédée depuis peu. J’ai pensé qu’il serait bien pour ma ruche de finir de se développer et peut-être, pourquoi pas, me faire un peu de Miel.

Je déplaçai cette ruche avec mille précautions en fermant toutes les issues possibles une nuit. Le thym commençait à fleurir sur le plateau du Larzac à 650 m d’altitude environ. La chaleur du voyage provoqua une sortie massive de la colonie. Des milliers d’abeilles se sont précipitées hors de la ruche mais la fraîcheur de la nuit les a vite ramenées à la raison et une heure plus tard tout était rentré dans l’ordre.

Mon retour à la maison fut plus tranquille, mais ma joie était un peu contrariée car maintenant il n’était plus question d’observations ou de visites quotidiennes. Les vacances approchaient aussi et nous devions partir trois semaines à la montagne.

Je pensais à mes Abeilles comme si elles faisaient déjà partie de ma vie et malgré la distance qui nous séparait, je les imaginais devant la ruche exécuter ce ballet incessant, rythmé par le jour, le temps et les fleurs.












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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 21:49

La ruche fut posée en garrigue, très loin des habitations et tous les jours je m’y rendais afin de constater les allées et venues de mes petites travailleuses. On m’avait dit que cette observation  était indispensable et nous permettait de faire un diagnostic très précis : L’activité est liée au nombre de butineuses, le développement des cadres à l’intérieur  s’observe par un mouvement limité à une partie de la planche d’envol.

Le pollen qu'on peut voir sur les pattes nous confirme que la ruche n’est pas orpheline et donc que la reine pond. On peut connaître la nature du pollen par sa couleur ou du nectar par l’odeur qui peut se dégager de la ruche. Les maladies aussi par des abeilles mortes, des mouvements saccadés ou des salissures sur la planche d’envol. Tous ces points que je ne connaissais pas encore, j’essayais de les deviner et qui n’a jamais observé une ruche sans penser à ce mystère que l’Abeille a toujours essayé de nous cacher dans son univers. Combien de savants ont cherché à décrypter leur langage, leur mouvement qui sont les mêmes depuis des millénaires malgré l’intervention de l’Homme.

 

Cette ruche est restée jusqu’au mois de mai à cet emplacement. Nous venions régulièrement le week-end, ma femme Jacqueline et ma fille qui était toute petite. C’était l’occasion d’une promenade en famille, j’occupais mon temps à observer, ouvrir la ruche et souvent à défricher les environs car voilà un rôle aussi important de l’Apiculteur dont on parle peu. Pourtant chaque année, il est nécessaire d’entretenir l’emplacement où nous avons les ruches ou de nettoyer un nouvel emplacement. Les propriétaires des terrains que nous louons nous demandent souvent d’en faire même un peu plus et nous ne pouvons pas refuser.











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