Je veux à partir de ce blog faire connaitre la richesse de nos paysages sauvages et envoutants et de tout ce qui fait que le Larzac reste pour beaucoup un pays dur mais sincère et attrayant.
Des inventaires du XVe siècle, font mention de fours de verriers. Un registre de Saint Guilhem le désert parle de la Veyrière, four en ruine du Mas de la Verrerie, prés du Coulet. C’est un des plus anciens implantés en ces lieux. Il y en eut d’autres dans ce secteur pas loin du massif de la seranne.
Les verreries ont fonctionnés par intermittence, en particulier pendant l’hiver du XVe au XVIIIe siècle. On retrouve encore sur place d’infimes débris dans les maisons en ruines. Les verriers fabriquaient des objets en verre bleu pâle : vase, verres à liqueur, carafes.
Vu la disparition très rapide des arbres, les Eaux et Forêts de l’époque conseillent aux verriers d’aller prés de l’Aigoual. Mais ces derniers prétextant la rigueur du climat refusent.
En 1744 des inspecteurs, chargés par l’intendant de se rendre sur les lieux, concluent au maintien des fours sur place : Il y a suffisamment de bois, absence de débouchés, ce bois doit donc être consommé sur place pour les fours !
Ces fours sont appelés aussi « molines » ou « verrières ». Ce métier est anobli par le roi. C’est un métier difficile et l’apprentissage est long. Mais souvent il devient transmissible d’une génération à l’autre et les petits secrets de fabrication ne sont pas divulgués.
Ce n’est qu’à partir de la fin du XVIII e avec l’action conjuguée des troupeaux de chèvres et des coupes de bois que la déforestation sur cette région du Larzac entraîna la délocalisation des verreries sur des zones plus boisées