Je veux à partir de ce blog faire connaitre la richesse de nos paysages sauvages et envoutants et de tout ce qui fait que le Larzac reste pour beaucoup un pays dur mais sincère et attrayant.
Il y a peu de temps, j’ai trouvé un livre écrit dans les années 40 « Au pays des Abeilles » de Maurice Gicquel.
A cette époque le Miel se vendait au marché Noir 400 Francs « non pour les gosses, les vieillards, les malades ou les prisonniers, mais pour les Heureux qui passent sans s’en apercevoir au travers des restrictions. »
Le but de l’auteur était d’amener du sucre sur la table en faisant connaître l’Apiculture et en expliquant à chacun comment en produire. Il pense qu’après la guerre beaucoup de ceux qui aux jours des restrictions auront connu le Miel, continueront à en faire usage mais il croit profondément aussi à un retour à la terre et critique avec véhémence la multiplication des maussades cheminées d’usine, vomissant la fumée et le poison.
Déjà avant la guerre des miels Américains rentraient par le Havre à 4 francs alors que les Miels Français étaient à 9 et 10 francs.
Etrange recommencement que l’Histoire et ce n’était pas vraiment encore la faute à l’Europe ou à un libéralisme économique à l’échelle planétaire.
Les techniques apicoles déjà évoluaient. On passait de la ruche en paille à la divisible avec la Dadant, langstroth, Layens, Voirnot…
Tout en conservant à l’Abeille par des usages anciens son côté domestique et amie fidèle de l’Homme. Il était coutume par exemple lorsque le maître décédait d’attacher un chiffon noir à l’une des ruches et de crier devant toutes les ruches « Abeilles, votre maître est mort »parce que sans cela, toutes les abeilles se seraient envolées pour toujours.