Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Compteur

            

Info

Ouverture d'un nouveau Blog associatif:
Larzac environnement

Articles Récents

3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 18:38
Après le tournage des images macro en studio au mois de mai 2009, le Causse du Larzac et plus particulièrement le site du bout du monde a accueilli la seconde phase du tournage avec les acteurs humains en juillet.

 
Le tournage macro du mois de mai, très technique, a permis de réaliser les images au coeur de la ruche (photos 01 et 02) et les prises de sons "intimes" au contact  des abeilles d'intérieur et des rayons de couvain (photo 03).
Le tournage sur le Causse n'a pas été moins technique avec la présence d'une vingtaine de techniciens cinéma et d'un matériel imposant qu'il a fallu apporter "au bout du monde" (photo 04) avec les ruches sur le vieux camion de transhumance (photo 05).



Mais cette fois-ci, les avettes comédiennes étaient accompagnées des acteurs humains. Dans le rôle de l'héroïne Roxane, Marie-Madeleine Martinet (photo 06 dirigée par le réalisateur Sylvère Petit) a bravé les inévitables piqûres. Plus chanceux, son compagnon apiculteur Sam, interprété par Mario Leccia (photo 07), a échappé au contact des dards !




 


Un acteur insolite, Momo, observait la scène d'un regard dubitatif, rassuré quand même par la présence de son maître (photo 08) malgré les prises de vues acrobatiques au bout du bout du monde (photo 09).




Ce film sera présenté en avant-première au congrés Apimondia en Septembre 2009 à Montpellier. Il a réuni aujourd'hui de nombreux partenaires qui ont fait confiance à cette équipe et un site a été créé :



 Arpentez-le avec beaucoup de plaisir et d'espoir pour cette aventure... n'hésitez pas à souscrire... et surtout :

 passez le relais ! Envoyez le lien à tous vos amis, proches, passionnés de cinéma, amoureux de la nature, gourmands de miel.... et tous les autres aussi !



Pour financer ce film, vous pouvez devenir " abeilles solidaires" et obtenir en avant-première le DVD des " ventileuses" au prix de 13€.





Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 18:38
Il y a un mois, mare du mas de Jourdes à la Vacquerie, nous avions l'équipe de Laurent Charbonnier, spécialiste du film animalier: producteur, réalisateur dont le dernier en date:"Les animaux amoureux" sorti en 2008. Voir
Il participait à des prises de vue de libellules sur la mare pour le film de Claude Nuridsany et Marie Pérennou qui doit sortir en 2011 " la clé des champs" .Voir


Quelques photos transmises par mon ami Philippe le Fauconnier avec momo, son grand duc. Sur la Photo de droite, vous pouvez aussi découvrir Laurent Charbonnier et son épouse maryse.




 



Cette semaine c'est un autre film " Les Ventileuses" réalisé par Sylvère Petit et dont certaines scènes se déroulent au cirque du bout du monde à 3 minutes du Relais des Faïsses.









L'histoire 
:

C'est l'histoire d'une jeunesse qui croit à l'apiculture et au bonheur de réaliser un rêve de vie.
Roxanne doit réussir et élève des abeilles. Elle part en transhumance avec un camion chargé de ruches.
Il fait chaud, les abeilles s'impatientent...
Sam attend roxanne sur les bruyères rouges du Caroux mais les difficultés s'accumulent,  l'orage éclate, le camion s'embourbe, va t-elle pouvoir " faire le miel" dont elle a tant besoin!!










Ce film sera présenté en avant-première au congrés Apimondia en Septembre 2009 à Montpellier. Il a réuni aujourd'hui de nombreux partenaires qui ont fait confiance à cette équipe et un site a été créé :



 Arpentez-le avec beaucoup de plaisir et d'espoir pour cette aventure... n'hésitez pas à souscrire... et surtout :

 passez le relais ! Envoyez le lien à tous vos amis, proches, passionnés de cinéma, amoureux de la nature, gourmands de miel.... et tous les autres aussi !



Pour financer ce film, vous pouvez devenir " abeilles solidaires" et obtenir en avant-première le DVD des " ventileuses" au prix de 13€.


L'équipe tourne depuis hier mercredi 22 juillet de 5 h du matin au soir. J'y étais il y a ,à peine une heure aujourd'hui jeudi et j'ai pu faire quelques photos.
Le lieu est isolé et j'ai eu la chance d'être emmené en 4X4, par contre retour dans la nuit sur 2 kilomètres de chemin et au bout du monde aux environs de minuit.


 


Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:51
Le Mas de Nouguier
La ville de Montpellier a acheté une vingtaine d'hectares à l'Ouest de la ville prés du Grand M : .
Sn projet étant d'ouvrir des espaces verts dans chaque quartier. Cet espace a été déjà planté de vignes sur une partie, aujourd'hui nous avons inauguré le Rucher de quinze ruches et bientôt  il devrait y avoir des oliviers. Cet Agriparc permettra de montrer aux enfants des écoles comment faire le vin, le miel ou de  l'huile d'olives. Des plantations de haies mellifères verront bientôt le jour également.
Ce Mas classé, a vu le jour avec la révolution Française et depuis quelques années sont état s'est dégradé mais avec la pression foncière et le développement de la ville, c'est une aubaine que nous ayons pu préserver une partie de celui ci de projets immobiliers.


Aujourd'hui l'Abeille est plus en sécurité et produit mieux en ville qu'en zone rurale car les Pesticides sont moins présents. Son rôle de révélateur de l'état de notre environnement a poussé l'Union Nationale des Apiculteurs Français à installer des ruchers dans les principales grandes villes de France.

Le Conseil Régional de languedoc Roussillon nous heberge déjà depuis plusieurs années plusieurs ruches au 12ème étage.

Aujourd'hui c'est la ville de Montpellier.

 

 

 

 

Sur cette Photo on voit de gauche à droite:

Henri Clément: Président de l'UNAF

Serge Fleurance: 1er Adjoint de Montpellier

Christophe Moralles: Conseiller Général du Canton.

Puis 2 conseillers municipaux, l'un responsable de quartier et l'autre des espaces verts.

Martin Olive: GDSA, initiateur du projet

Christian Pons: Président de l'Abeille Héraultaise.

                                                            Martin Olive: Il a été la cheville ouvrière du projet

 

 

Serge Fleurance: Découpe du Ruban

 

 

Aprés signature de la ville de Montpellier, la poignée de mains de l'amitié

 

 

La visite du Rucher avec les plus courageux, nous permet de voir une partie des quinze ruches...........

 



 

Laissons travailler ces Abeilles maintenant et donnons nous rendez vous fin Aout pour la récolte du Miel des grisettes ( lieu-dit).
Celle ci se fera quelques jours avant le congrés d'Apimondia à Montpellier qui a déjà on peut le dire dépasser auprés des responsables les prévisions et sera, ils l'affirment, un des plus importants réalisés dans cette ville.

 

  Du 15 au 20 septembre 2009, Apimondia vous donne rendez-vous à Montpellier au Sud de la France, pour la 41e édition de ce Congrès de renommée internationale ...
www.apimondia2009.com/

 

Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 09:56

Voilà encore un témoignage avec des preuves  qui font peur pour l'avenir de notre planète (au dela du message de désespoir de l'Apiculture) sur le devenir de l'exploitation des moyens qui sont offerts aujourd'hui à ceux qui pensent que l'on ne peut faire autrement:







L’abeille disparaît à cause des pesticides, il est malhonnête de le contester …

Et la situation continue à se dégrader…

 

Le Grenelle de l’environnement a viré au Grenelle de l’empoisonnement :

 

L’industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d’une toxicité encore jamais vue.

 On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb (partie par milliard).

 

            Exemple du Cruiser récemment autorisé: la fine pellicule d’enrobage d’un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta),

            ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d’eau, vous atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l’eau potable. Le thiaméthoxam est hypersoluble dans l’eau (jusqu’à 5gr/litre d’eau).

 

            Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d’un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d’un demi-milliard de litres d'eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c’est l’objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ. Et quel impact d’un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?

 

            Les firmes chimiques connaissent l’extrême toxicité de la molécule ainsi que sa rémanence : « dangereux pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs », « une utilisation seulement tous les 3 ans », « pas de plante attractive pour les abeilles dans la rotation des cultures » (et le maïs ? ) , « installez des déflecteurs sur les semoirs pour que les poussières ne s’envolent pas », « remplissez le semoir à plus de 10m du bord du champ »,  « semez par vent faible », « portez des équipements qui protègent les yeux, la bouche et le nez, notamment un masque, des gants, une combinaison à capuche… »…

            Seraient-ce « les graines de la mort » pour exiger de l’agriculteur tant de précautions ?

            Vous pouvez consulter toutes les précautions d’emplois à l’intention de l’agriculteur … à vous donner froid dans le dos… (1)

 

            Veulent-ils exterminer les apiculteurs, ces témoins gênants ? Les abeilles disparaissent en quantité depuis une dizaine d’années, ce qui correspond à l’arrivée des néonicotinoïdes dont le fameux Gaucho que tout le monde croit interdit mais dont la molécule, l’imidaclopride, est de plus en plus présente dans les sols français. Elle est toujours utilisée pour les céréales, pour la betterave à sucre, pour des fruitiers… sous une vingtaine de marques commerciales, liste que vous pouvez trouver sur le site du Ministère de l’agriculture (2).

            Elle est présente partout. Une étude en 2002-2003 relevait que 60 à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l’imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique.

            La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits mais ce n’est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser. On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches bourdonneuses…). Et que sait-on aujourd’hui des effets synergiques de plusieurs molécules ?  On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l’eau de pluie! Voir étude 1999-2002(3).

 

            Une récente étude en Italie a prouvé l’extrême toxicité des exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l’ordre de 1000 fois la dose fatale à l’abeille. (4)

            La plupart des apiculteurs sont écœurés du refrain de l’AFSSA: « les mortalités d’abeilles sont dues à des causes multifactorielles ». L’apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de 20 ans, des « papis » produisaient du miel en se contentant de soulever  le toit de la ruche 2 fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l’enlever. Leur principal souci était d’avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient. Aujourd’hui malgré les élevages de reines et les nombreux essaims que nous faisons sans cesse, nous avons en permanence des palettes de ruches vides. L’évolution est dramatique depuis quelques années. D’ailleurs les chiffres officiels l’annoncent : moins 15 000 apiculteurs amateurs au niveau national entre 1994 et 2004 (source audit GEM) et depuis le déclin s’est accéléré…

            Les maladies, parasites ou champignons divers existaient avant, ils ne sont pas la cause première de nos soucis mais plutôt la conséquence de l’affaiblissement par les pesticides. Méfiez-vous de la désinformation perpétuelle pratiquée par le lobby agrochimique dans les médias, sur Internet avec ses liens sponsorisés. Quand vous tapez « abeilles, environnement…» vous avez www.jacheres-apicoles.fr financé par BASF et les grands semenciers, vous y trouvez tout sur les menaces pesant sur l’abeille mais bien sûr un dédouanement des pesticides (5).

            Nous avons face à nous la puissance de l’industrie chimique. Des « journalistes agricoles » tel Gil Rivière-Wekstein leurs sont totalement dévoués (6)... Ils réussissent même à établir une « collaboration » avec des collègues apiculteurs tel Philippe Lecompte, apiculteur, bio de surcroît. Doit-on encore considérer ceux-ci comme « apiculteurs » ou d’abord comme « consultants » pour ces firmes chimiques ?

            L’UIPP « l'Union des Industries de la Protection des Plantes » (7), organisme de propagande des pesticides siège à l’AFSSA, ainsi l’on comprend mieux pourquoi l’AFSSA peine tant à accuser les pesticides…. Sa présence est-elle compatible avec un fonctionnement indépendant ? (8)

            Hier, je suis resté très perplexe à la lecture de la dernière fiche « Avertissements agricoles » sur l’utilisation du Cruiser, émise par le SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux): juste les précautions d’emploi minimums concernant l’aspect technique…absolument rien sur la forte toxicité du produit, même pas pour l’agriculteur… aucune consigne pour demander de restreindre ce traitement des plus polluant aux parcelles à risque avéré de taupins

 

            Récemment en Bretagne (et ailleurs sans doute) une grosse propagande a eu lieu pour inciter les agriculteurs à commander des semences traitées Cruiser, propagande de l’industrie chimique très bien relayée par certains revendeurs. Ils parviennent à convaincre nombre d’agriculteurs de jouer la sécurité, on met de la semence traitée même ou il y a très peu de risque de taupins.

            Pourtant un technicien agricole expérimenté, libre et indépendant, vous dira que de nombreux agriculteurs conventionnels ne connaissent pas de dégâts sérieux dus aux taupins. Il vous dira que les risques déclenchants sont bien connus : dégradation des matières organiques en anaérobie, PH insuffisant, déséquilibre des sols… Il est aussi évident que ces agriculteurs s’imposent d’incorporer les matières organiques au sol suffisamment longtemps avant le semis…

            Soyons tous bien conscients que ce ne sont pas les 1 à 2% de parcelles à risque qui sont visées par Syngenta mais bien toutes les surfaces de maïs. Dans leurs documents publicitaires, avec des arguments partisans et mensongers, avec des graphiques trompeurs, ils promettent des rendements meilleurs dans toutes les situations. La lutte contre le taupin n’est qu’un prétexte et une porte d’entrée pour convaincre les agriculteurs d'acheter leur poison. Le matraquage systématique par la diffusion de  bulletins "Alerte taupins" auprès de techniciens agricoles et dans les journaux agricoles a préparé le terrain depuis quelques années. Ils avaient annoncé un pullulement de taupins suite à l’interdiction de certains produits jugés trop toxiques. Comme ce ne fût pas le cas, il fallait aux firmes chimiques maintenir la pression, communiquer tous azimuts sur les parcelles touchées, sinon l’absence de traitements (et de taupins) aurait pu habituer l’agriculteur à se passer de ces produits que les firmes veulent rendre indispensables.

 

            Les agriculteurs italiens, eux aussi, ont dû faire face à ces stratégies commerciales offrant certains hybrides quasi exclusivement en semence traitée avec insecticides. Les agriculteurs étaient ainsi contraints d'acheter, bon gré mal gré, de la semence traitée…

            Mais en Italie, suite à des hécatombes d’abeilles, toutes les semences enrobées insecticides sont aujourd’hui interdites (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent…). Auparavant, une expérience pluriannuelle, 2003 – 2006, menée sur un échantillon représentatif des conditions du maïs dans la plaine Padane, avait montré que le traitement avec des insecticides (Gaucho, Cruiser…) n’avait pas d’incidence significative sur les rendements et la production du maïs (Université de Padoue).

            L’expérimentation avait mis en évidence que les rendements de maïs obtenus à partir de semences traitées avec fongicides seuls tendent à être supérieurs à ceux obtenus avec des semences traitées avec insecticides, alors qu’il n’y avait aucune différence de production significative entre le maïs provenant de semences traitées avec insecticides et les non traitées. Cette étude contredit tout ce qui est annoncé par Syngenta… En outre, les semences sans insecticide ont tendance à germer plus rapidement.

             Malgré l’expérience italienne il va falloir à notre tour qu’on subisse ces hécatombes d’abeilles, qu’on accepte une pollution des sols, de l’eau, de l’air… Tout ça pour les seuls intérêts de Syngenta.

 

            Nos responsables agricoles ne peuvent pas ignorer ces études… On peut donc s’interroger sur le rôle joué par la puissante FNSEA dans cette désinformation. Ses dirigeants roulent-ils exclusivement pour les firmes chimiques et les grands semenciers? Que font-ils pour défendre, un tant soit peu, les vrais intérêts des agriculteurs ?

            Pourquoi le journal « Le Paysan Breton » est il devenu un outil de propagande au services des firmes chimiques, au lieu d’être un outil de vulgarisation de techniques propres allant dans l’intérêt de l’agriculteur ?

            Que font les firmes chimiques dans certains lycées de formation agricole ?

            Cette année, le produit miracle est chez nous, il s’appelle « Cruiser », et la lutte contre le taupin – ou plus souvent son fantôme - va battre son plein. Après enquête auprès d’agriculteurs et de coopératives je constate, que les pourcentages des surfaces de maïs Cruiser ne sont pas liés au risque taupins mais bien plus en adéquation avec la politique commerciale de la coopérative, et avec son application sur le terrain par des commerciaux plus ou moins scrupuleux. Il n’y a aucune logique agronomique…

            Si certaines coopératives n’en ont pas proposé, ou alors très peu, d’autres telle la Cooperl (producteurs de porcs de Lamballe) visent 50% des surfaces…

            L’on constate aussi les mêmes écarts au niveau des commerciaux d’une même coopérative : l’un des commerciaux de Coopagri me dit en limiter l’usage aux parcelles qu’il juge à risque tandis que d’autres en sont à plus de 50%... Soit suffisamment pour qu’on puisse leur suggérer la commercialisation prochaine d’un « Beurre Paysan Breton au Cruiser ».

            Sur nos 4 départements le maïs couvrira plus de 400 000 ha. 100 000 ha avec Cruiser ? Ou plus ? Qui s’en intéresse ? Imaginez pourtant la quantité de ce poison de thiaméthoxam balancé dans la nature et qui fatalement nous reviendra à la figure… par l’air, par l’eau, par notre alimentation…

            Quels seront les dégâts pour nos abeilles déjà trop malmenées ?

            Qui peut dire quelle part de ce thiaméthoxam aboutira dans nos rivières ?

            Quel est l’avis du consommateur et du contribuable ?

            Qu’en pense le conseiller régional quand il doit trouver des millions d’euros pour le programme  « Bretagne eau pure »… ou lorsqu’il vote d’importants crédits pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement ?

            Tout ceci se fait en usant de formules injustes et malhonnêtes  « L’agriculture durable et raisonnée »  dit une publicité Cruiser expédiée aux agriculteurs (1). Alors que c’est tout l’inverse du raisonné, puisque l’on pellicule le grain d’insecticide et de fongicide sans savoir s’il y aura attaque d’insectes ou champignon éventuel. C’est le summum du traitement systématique et déraisonné.

            Je suis fils, petit fils, arrière petit fils de paysans… et je pleure aujourd’hui que la sagesse paysanne aie pu à ce point déserter nos champs…

 

           L’abeille est le témoin malheureux de ces pratiques inconscientes. Quel éleveur, quelle que soit la production, survivrait économiquement et psychologiquement à des pertes régulières de son cheptel de l’ordre de 30, 40, et parfois au-delà de 50% ? Des collègues sont désespérés, va-t-il falloir des drames humains, des drames familiaux pour que l’administration française arrête de nous traiter avec mépris. Dans tout rapport officiel sur l’apiculture, une soi-disante incompétence des apiculteurs prend plus de place que les conséquences de l’usage des pesticides. Quand j’ai démarré, il y a 25 ans, quasiment sans formation et sans expérience, la taille de mon cheptel progressait sans difficulté. Aujourd’hui, malgré les techniques que j’ai acquises, les moyens plus importants dont je dispose, je me sens aussi désarmé que le débutant. En cette fin mars, lors de mes premières visites ce printemps, la situation est toujours aussi préoccupante… Toute installation de jeunes devient impossible… Consultez en annexe, l’évolution du cheptel d’un jeune apiculteur installé en Bretagne en 2005 avec 400 colonies (12).

 

            Le récent rapport de Martial Saddier « pour une filière apicole durable »ne nous donne aucun espoir. La limite des investigations est fixée dans la lettre de mission du Premier Ministre, Mr Fillon, en une phrase : « sans préjudice de la nécessaire prise en compte de la protection sanitaire des cultures », en d’autres termes : « rassurez les apiculteurs ! Occupez-les ! Mais interdiction au député de mettre en cause les pesticides ». Ces consignes ont été respectées, vous pouvez le constater dans le rapport (10).

 

            Face aux défis que nous devons affronter, les moyens d’actions de notre syndicat sont dérisoires. L’adversaire est puissant mais nous avons pour nous notre bonne foi et notre conscience, et surtout un fabuleux atout : l’opinion publique! Car de plus en plus de personnes sont victimes de ces poisons jusque dans leur chair et ils doivent, en plus, payer les dépollutions. Nous avons besoin d’être épaulés, nous manquons de moyens, humains et financiers pour communiquer, pour combattre l’hypocrisie des lobbyistes de l’agrochimie.

            L’urgence et l’enjeu sont de taille, ils concernent chacun d’entre nous.

 

Diffusez ce mail, alertez vos élus pour mettre l’agrochimie face à ses responsabilités!

Le maïs dans nos campagnes bretonnes est une catastrophe pour la planète :

            - c'est une plante exigeante en eau, en engrais, en pesticides… donc des plus polluante.

            - c'est une plante déséquilibrée pour l’alimentation de nos troupeaux, obligeant l’agriculteur à compléter les rations alimentaires avec du soja OGM, produit à l’autre bout de la planète au détriment des forêts et des cultures vivrières… affamant encore un peu plus les populations démunies (11)

 

 

 Diffusez ce mail, alertez vos élus car le cruiser :

-         constitue une grave menace supplémentaire pour nos abeilles

-         constitue une grave menace pour l’eau, de nos rivières jusqu’à notre table.

 

 

                                                           

José Nadan, Kercadoret 56320 Le Faouë

Apiculteur professionnel depuis 1984

Président du Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne

                                               jose.nadan@wanadoo.fr

                                              

 


 

 

(1) Guide des bonnes pratiques Syngenta, adressé aux agriculteurs, les 4 pages qui suivent, et site

            http://www.syngenta-agro.fr/synweb/produit_fiche_1694_1_CRUISER.aspx

(2) site du Ministère de l’agriculture : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

(3) « Produits phytosanitaires dans les eaux de pluie de la Région Nord – Pas-de-Calais »,1999 - 2002 l’étude ne semble plus téléchargeable (résultats peut être trop inquiétants ?). Nous pouvons vous la transmettre si vous désirez.

(4) http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634

            http://www.mieliditalia.it/n_rugiada.htm visionner aussi la petite vidéo  ).

(5) www.jacheres-apicoles.fr

(6) voir site : www.affaire-gaucho-regent.com

(7)  http://www.uipp.org/

(8) Lire « Pesticides, révélations sur un scandale français. »  http://www.fabrice-nicolino.com

(9) Site de la Cooperl : http://www.cooperl-hunaudaye.fr

(10) rapport Saddier : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=3776

(11) Voir le film « Herbe » : http://www.herbe-lefilm.com/

(à voir : Le Titanic Apicole - La Terreur Pesticide )

(12) Ci-dessous, l’évolution du cheptel d’un jeune apiculteur installé en 2005 avec 400 colonies.

Année

Pertes en cours d’hivernage

Nb ruches début saison

Nb essaims

constitués

Nb ruches

Fin de saison

Soit pertes en cours de saison

Pertes

en %

Sais + hiver

2005

 

400

 

351

49

32

2006

79

272

114

286

100

43

2007

69

217

101

232

86

55

2008

92

140

87

183

44

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






















Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:58
En plus d'informations sur les différentes activités, les sites à voir à travers les photos de ce blog, je vous propose des hébergements en chambres d'hôtes chez moi... Un Larzacien converti par passion depuis longtemps à l'Apiculture. Infos cliquer ici

La fièvre Catarrhale Ovine (F.C.O)ou maladie de la langue bleue est une maladie des pays chauds. Elle s'est installée dans le Bassin méditerranéen en 2000 (Italie, Grèce...) . C'est une maladie Vectorielle, non directement contagieuse.

L'animal développe des anticorps et chaque cas doit être déclaré à l'Office International des Epizooties. Cette maladie n'affecte pas l'homme et n'a aucune conséquence sur la qualité des denrées. Il a été introduit  semble t-il à Amsterdam avec des fleurs en provenance d'Afrique du Sud

On  recense 24 sérotypes différents dans le monde. C'est en 2007 que le sérotype 8 est apparu  en France. En 2008, prés de 25 000 cas ont été dénombrés de type 8, le type 1 étant localisé plutôt dans le sud.

Ce vecteur de la maladie serait  culicoïde imicola, un diptère de 1mm ( mouche) adapté à notre climat.

Dans le but  de lutter efficacement  l'Etat Français préconise la désinfection massive et la vaccination. Dans la note ministérielle du 9 Octobre 2007, il est écrit : «  La désinfection des animaux ne doit être réalisée qu'avec des médicaments vétérinaires ayant reçu une AMN ( autorisation de mise sur le marché).

Le vaccin utilisé suivant le sérotype ( 1 ou 8) étant produit insuffisamment, la priorité est faite aux régions déjà contaminées et aux reproducteurs. Ces traitements sont aujourd'hui financièrement pris en charge par l'Union Européenne. Début 2009, 96 % des ovins sont vaccinés et 67% des bovins, 40 millions de doses prévues pour Septembre 2009.Mais cette vaccination doit être renouvellée chaque année.

Pour la désinfection, le produit généralement autorisé et utilisé est le Butox qui est une solution insecticide et acaricide concentrée de Deltaméthrine ( pyréthrinoïde) . Substance lipophile donc très soluble dans les graisses, favorisant ainsi sa migration dans les couches profondes de l'épiderme.

Les traitements se font souvent par aspersion avec des rythmes différents suivant le nuisible combattu. Mais plusieurs litres de la préparation sont utilisés par animal à plusieurs reprises.

On a préconisé ces traitements à l'automne dernier avant les descentes d'estives, par précaution mais aussi souvent sans précautions pour l'usage de ces molécules toxiques et cela a provoqué des intoxications de poissons , amphibiens, insectes... On a pensé alors que les quantités d'eaux usées de ces traitements ont pu infiltrer des ruisseaux et s'épandre dans les nappes phréatiques pour infecter la faune aquatique et terrestre. Parmi les dégâts on compte aussi l'Abeille bien sûr, très vulnérable aux pesticides car elle possède moins de gênes de détoxification que d'autres insectes.

C'est en Ariège que des mortalités d'abeilles très importantes ont d'abord été observées à l'automne, en pleine  miellée de  Callune en montagne, coïncidence, c'était l'époque aussi de la désinfection bovine ! 25 élevages Apicoles professionnels sur trente touchés. et de nombreux transhumants d'autres départements.

Un article de la Dépêche du Midi du 11 Février 2009 est intitulé : La molécule qui sauve les Bovins tue les Abeilles ».

Des analyses réalisées sur ces abeilles mortes montrent la présence de Perméthrine, autre pyréthrinoïde absent dans les produits vétérinaires autorisés mais que l'on emploie pour la désinfection de bâtiments agricoles.Une enquête a été diligentée à ce sujet...

Pour certains, la mortalité des abeilles et de papillons pourrait venir aussi des fèces car en période de sécheresse, ces insectes en recherche d'eau, récupèrent l'eau des bouses de vaches contenant les résidus de ces traitements ( étude du Professeur Lumaret de l'Université Paul Valéry à Montpellier). Ce qui expliquerait aussi l'effondrement des colonies d'abeilles.

Aujourd'hui les enquêtes continuent et même si les responsabilités ne sont pas prouvées encore, il est évident que l'utilisation massive de ces molécules est nuisible à l'Environnement et les doutes se posent sur l'efficacité réelle de la désinfection. Le principe de précaution écrit dans notre constitution en 2005, ne devrait il pas être appliqué ?   Certains vétérinaires demandent s'il ne faudrait pas la limiter aux bêtes destinées à l'exportation seulement !

Le nombre de vaccins étant suffisant pour 2009, la desinsectisation ne devrait pas être renouvellé .

Une étude réalisée dans l'Hérault n'a pas permis d'obtenir une protection individuelle totale par l'application de la Deltaméthrine. Seulement 49% de mortalité chez les culicoïdes nubecolosus témoins.

Aujourd'hui  nombreux sont ceux qui conscients de l'urgence font appel aux organismes publiques responsables pour envisager une réflexion sur une nouvelle tactique face à ce vecteur nouveau qui sans résoudre l'évolution de la FCO détruit nos rivières et ntre faune fragilisée déjà par de nombreuses agresssions imposées par l'Homme depuis quelques décennies.....

Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 11:01
(Suite à une visite de rucher en Juin 2007 au Relais des Faïsses)


Devoir d'une élève de sixième de 12 ans :Sujet : Vous avez une fois au moins une phobie. Raconter nous comment cela s'est déroulé.......

- Hier j'ai vécu une expérience exceptionnelle ! Je suis allée visiter des ruches à La Vacquerie, avec mamie, mon père, ma mère et Perrine, ma sœur !
Depuis plusieurs année, j'ai la phobie des guêpes, abeilles, bourdons, frelons....Quand ma mamie m'a proposé d'y aller, je ne voulais pas vraiment y aller !
A la maison, Maman, Papa et Perrine en parlaient un peu plus chaque soir.
Tout à coup, comme un coup de foudre, je me suis dit :
« je peux peut être affronter ma peur, non ? »
et j'ai dit à ma mamie, mais pas encore décidée que je voulais bien y aller. Elle a été contente !
Hier a donc été le grand jour. J'ai beaucoup stressé à l'idée de voir de très prés des ruches et de toucher des abeilles ! En mettant la combinaison, j'ai pensé que je serais la plus trouillarde du groupe. Nous étions dix dans le groupe dont trois adultes et deux enfants que l'on ne connaissait pas.
En fait, avec les combinaisons les abeilles ne font plus peur ! On a vaporisé du produit pour les prévenir que nous étions là. Perrine a pris un mâle dans sa main. Heureusement les mâles ne piquent pas, ils battent des ailes si fort quand ils sont dans les ruches juste pour faire de l'air à la reine.
Pendant ce temps moi j'ai regardé les abeilles dans la ruche tellement longtemps que j'en ai oublié ma phobie. Incroyable...
Soudain l'apiculteur qui nous a tout expliqué a dit : « C'est fini, on va goûter ».
Malheureusement, il y avait un miel sur quatre que je n'ai pas aimé, dommage !
Quand je suis rentrée à la maison, j'étais apparemment toute rouge : j'ai été vraiment fière de moi.
Octobre 2007

Anouk Jordane


 

Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 21:24

Soutenez en ligne la demande de moratoire en vue de la nouvelle loi sur les OGM  cliquez ici




Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 23:29































Voilà un endroit original! C'est la quatrième fois qu'un essaim va se nicher dans cette maison mystérieusement! Comme quoi, le cheminement des Abeilles n'est pas vraiment un hasard.

Surt la photo de droite on voit les Abeilles " battre le rappel". Elles appellent celles encore restées à l'extérieur à rejoindre la ruche sachant que la reine y est déjà installée.
Leur position caractéristique: Abdomen en l'air elles battent des ailes pour emettre au plus loin les phéromones qu'elles dégagent de rassemblement...







Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 18:46

  

















Trés belle journée aujourd'hui au Relais des Faïsses. Le soleil nous a permis de faire visiter les ruches à de jeunes élèves de Lodève qui sont venus dans le cadre d'une journée pédagogique sur l'Abeille.
Cinq groupes d'une douzaine environ ont pu successivement participer à l'ouverture de ruches aprés une petite formation. Une dégustation a cloturé cette journée. A bientôt pour la prochaine, la semaine prochaine...


Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article
26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 17:42




























                                               Vue de côté
Essaim récolté le 24 Mai 2007. Il devait se trouver là depuis une vingtaine de jours. Plus de 10 cadres construit naturellement. Beaucoup de miel et surtout un couvain trés développé. Dommage que nous sommes obligés de tout supprimer pour le mettre dans une ruche.
Repost 0
Published by jlP - dans Apiculture
commenter cet article