Gestion Administrative :
La communauté d’habitants possède à sa tête un ou plusieurs consuls, qui comme dans beaucoup de communautés sont les successeurs des syndics de la fin du moyen âge.
Les consuls sont chargés de répartir l’impôt foncier ou taille entre les habitants de la communauté.
De plus, en vertu de leur droit de police, ils veillent au bon ordre et à la propreté des rues, à l’observation de repos dominical, surveillent les poids et mesures et taxent les denrées essentielles. Ils font estimer par les prud’hommes les dégâts causés sur pied aux récoltes par des personnes ou par des bestiaux.
Mais l’intendant exerce sur les communautés, en matière financière, une tutelle des plus strictes. C’est lui que les consuls doivent contacter, dés qu’il est question d’argent. Il faut l’autorisation de l’intendant pour réparer l’église, l’hôtel de ville, le four, les routes ou pour contracter des emprunts.
Ce n’est qu’après avoir eu l’avis du syndic général de la province que l’intendant rend des ordonnances motivées devant lesquelles le consul n’a qu’à s’incliner.
A partir de 1734, le contrôle de la gestion financière est encore plus strict, à la suite de la création de commission exécutive permanente composée par moitié de représentants du gouvernement et de la province.
Les consuls n’ont donc que des pouvoirs médiocres. Ils sont pourtant pourvus comme insigne de leur fonction, d’un chaperon et à Lodève et Clermont l’Hérault d’une robe, le tout de couleur rouge.
Mais si certains privilèges leur sont acquis ces fonctions ne sont pas rémunérées et l’on note parfois pénurie de candidats.
Ce n’est qu’en 1743 que la commission décide d’attribuer des gages à ses magistrats municipaux.
Election
La nomination des consuls a lieu tous les ans. Mais un magistrat municipal n’est rééligible qu’après un intervalle de cinq ans. Le jour de l’élection est souvent lié à une fête ou à un événement dans chaque village. En général, le magistrat va d’abord demander le consentement du seigneur ou de l’évêque.
Des dérogations sont malgré tout observées. Dans les grandes villes surtout. A Lodève, Fulcran Belliol en 1739 verse 20000 livres pour acheter la mairie. Ce sont de riches fabricants de draps souvent.

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