Compteur

            

Commentaires

Info

Ouverture d'un nouveau Blog associatif:
Larzac environnement

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

Chronique quotidienne



Mais ces transhumances sont celles qui me laissent parmi toutes les souvenirs les plus divers par les risques et les incidents multiples que nous avons eu très souvent. Je parle au pluriel car ces voyages étaient assez longs, chauds et la pose n’étaient pas aisée, il fallait être au moins deux.

Nous nous sommes retrouvés plusieurs fois, le fourgon bloqué, obligés d’aller la nuit à pied, chercher de l’aide pour sortir de ces chemins isolées de montagne. A deux reprises dans l’Aveyron, à Sauclières et à Saint jean du Bruel, un tracteur a du venir nous sortir d’ornières ou nous remonter au treuil.

Sans parler des piqûres  multiples que nous avons du subir sans broncher, les dents serrées de nuit, malgré nos combinaisons qui ne servent à rien lorsque nos petites abeilles décident la guerre. Je me souviens d’une fois ou j’ai même laissé un ami faire mon travail, je n’en pouvais plus. C’était une nuit sans lune, un chemin impossible et des abeilles excitées par une chaleur caniculaire. J’ai craqué, mais les choses auraient pu mal tourner sans l’expérience et la force de mon ami Bruno, car une ruche c’est lourd, très lourd. D’ailleurs elles paraissent toujours plus lourdes au déchargement, c’est à dire à la deuxième manipulation…

 

Et puis j’ai exploré la Drôme ensuite avec mes avettes. Nous avons un cousin qui a pris sa retraite aujourd’hui mais qui était arboriculteur, plus exactement producteur de pommes et de pêches. Il a toujours eu quelques ruches pour la pollinisation indispensable aux pommiers. Mais cela ne suffisait pas.

 il faut au moins une ruche par hectare et il lui en fallait une trentaine  pour une bonne pollinisation de ses vergers. J’en ai donc apporté quelques unes chez lui que j’ai laissé toute l’année. Le miel sur le pommier est insignifiant par contre la fécondation, le rendement, la qualité, la conservation des fruits grâce à l’abeille rend l’apport de ruches indispensable. Je me rattrapais sur les champs de Tournesol qui entouraient ses vergers et qui étaient très mellifères. Deux ou trois hausses de miel et des ruches très fortes et très saines.

La faiblesse d’une ruche est souvent en rapport avec son emplacement. Si le miel ne lui manque pas, il y aura peu de problèmes. Une maladie est souvent l’expression d’une carence en nourriture.

Puis en septembre, c’était la récolte avec le cousin et une invitation à se retrouver autour de la table avec la cousine. Une journée de travail mais beaucoup de plaisir à se retrouver.

 
























Voir les commentaires
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés