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L'histoire de notre région

L’Ecole :

Le terme Instituteur n’apparaît officiellement qu’en 1792. Il est longtemps en concurrence avec Maître d’école ou Régent.

Les communes demandent à l’intendant une somme pour le salaire du Régent de leur école. Ces subventions sont dérisoires. Une rétribution des parents d’élèves est nécessaire, le plus souvent en argent mais parfois en nature. ( à Arboras le régent reçoit 3 sols par mois et les parents s’arrangent pour le nourrir). A la Vacquerie il y a un maître et une maîtresse.

A Lodève où il y a 5 maîtres et 5 maîtresses, les Ursulines donnent en plus des cours aux jeunes filles issus de milieu pauvre.

En 1747, l’évêque de Lodève Souillac essaie d’établir 3 frères pour instruire les garçons des classes modestes.

Les salles de classe sont des locaux de fortune ( maison, église, maison commune….)Les régents sont contrôlés par le curé et peuvent être congédier par eux. Souillac écrit dans les statuts synodaux « Les écoles sont principalement établies pour former les jeunes à la piété et pour leur apprendre les principes de la religion chrétienne ».

Le maître enseigne le catéchisme à ses élèves : Il les conduit aux offices à la paroisse et c’est souvent le meilleur auxiliaire du curé.

L’enseignement se limite à l’essentiel pour cette époque : la lecture, l’écriture et le calcul. Les régents viennent souvent du Rouergue.

Mais la proportion d’illettrés est très forte. A Soulatgets le 15 Septembre 1727, sur huit chefs de famille, six ne savent pas signer. En 1745, à Clermont, seuls 23 tisserands sur 76 sont capables de signer.

Seul le collège des Doctrinaires à Lodève accepte des pensionnaires issus de la bourgeoisie pour dispenser des cours de rhétorique et de philosophie.

 

L’Hôpital :Seul les hôpitaux de Lodève et de Clermont sont vraiment importants au XVIII ème siècle.

Leur rôle est surtout d’héberger et de soigner les malades pauvres et  de recueillir les enfants abandonnés.

Les ressources de ces établissements sont constituées de legs, rentes personnelles ou de biens.

Le diocèse, certaines confréries apportent des ressources aux hôpitaux.

Les jeunes enfants qu’il héberge travaille à filer des laines pour les fabricants de la ville produisant ainsi quelques petits revenus. L’hôpital de Clermont perçoit lui un droit de courretage sur les huiles qui se vendent.

Mais malgré tout, l’hôpital n’arrive pas à nourrir tous ses malades et divers taxes ou subventions sont prélevées.

Ces établissements sont gérés par des recteurs qui ont mandat d’un an et sont nommés par le conseil politique, d’ un bureau de charité composé des consuls, du curé, des officiers du seigneur. Cette gestion laisse souvent à désirer et de nombreux abus sont constatés.

Chaque établissement fonctionne avec un hospitalier qui est souvent une femme que l’on appelle sœur malgré que ce soit une laïque. Elle est chargée de préparer la nourriture des pauvres.

A l’hôpital de Lodève, la sœur s’appropriant la nourriture des pauvres, Souillac remplace chacune de ces femmes par des  religieuses de la Charité de Nevers à Lodève en 1746 puis à Clermont.

D’autres confréries comme les dames de la Miséricorde provenant de milieux aisés, font la charité dans les hôpitaux(Montpeyroux) et vont visiter les malades pauvres.

 

 




























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