La récolte que j’ai tenté assez rapidement aussi a été le Châtaignier. Les Cévennes ne sont pas loin, Le vigan par exemple à moins de 70 km de Montpellier. La vallée d’Arphy au pied de l’aigoual avec des villages comme Aulas, Mars, Molières ou Esparon et de l’autre côté, allant sur l’Espérou, Mandagout ou saint André de Majencoules, sont au milieu de ces châtaigniers. Au moi de juillet, les arbres sont en floraison. Les fleurs mâles appelées châtons toutes blanches, visibles dans le paysage nous enivrent par leur odeur tannique prononcée. Elles ne sont visitées par les abeilles que pour leur pollen abondant.
Les abeilles préfèrent butiner les fleurs femelles à l’aisselle des feuilles plus discrètes qui vont nous donner ce miel doré au goût très particulier et aux vertus nombreuses. On lui reconnaît des propriétés pour sa richesse en tanins et en oligo-éléments ( circulation du sang, asthénie…).
Par contre les Cévennes sont des régions difficiles pour les apiculteurs. Les routes étroites et sinueuses la nuit en été ne rendent pas la tâche aisée. Les abeilles ont chaud et il est nécessaire de déplacer les ruches ouvertes pour éviter des mortalités par asphyxie. Malgré cela, certaines ruches plus peuplées ont une partie de leur colonie qui sortant sur la partie antérieure de la ruche se regroupent en paquets, elles font la grappe dit on. Et lorsqu’à l’arrivée dans l’obscurité de la nuit on doit sortir tout ce petit monde il est aisée de comprendre que cela ne se fait pas sans piqûres.
De plus les emplacements situés sur des faïsses, des traversiers, parfois à quelques dizaines de mètres du camion rendent la tâche très difficile.
La satisfaction, la récompense c’est la récolte. Une belle récolte en général pas trop entachée par la chaleur contrairement à la lavande par exemple car ces arbres ont des racines très profondes pour puiser leur ressource en haut, donnant du nectar en abondance.
