Ces résultats ne me choquent pas. Je ne traite pas depuis des années contre la varroase et je n'ai pas de mortalité due aux acariens...Je maintiens que ces traitements aujourd'hui sont devenus inutiles. Mais dire que le Fipronil et l'imidacopride ne soit pour rien, je n'irai pas si loin. Tout produit chimique est un toxique pour l'Abeille et donc pour l'Homme.( Jlouis PEREZ)
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Pas de cause unique à la mort des abeilles
YVES MISEREY.
Publié le 25 janvier 2007
Actualisé le 25 janvier 2007 : 15h16
Les jachères fleuries pourraient permettre d'apporter un complément
alimentaire aux abeilles, de plus en plus privées de fleurs sauvages.
M.Mary.
En complément
Le rapport confidentiel de l'Afssa en PDF
Bilan vétérinaire 2005
Une enquête multifactorielle de l'Afssa réalisée de 2002 à 2005 dans
cinq départements recense les nombreux problèmes rencontrés par les
insectes.
LES RÉSULTATS de l'enquête multifactorielle de l'Afssa (Agence française
de sécurité sanitaire des aliments) sur les troubles des abeilles
constatés en France au milieu des années 1990 ne sont toujours pas
sortis. Ils ne devraient pas être visibles avant longtemps. Le
laboratoire de Sophia-Antipolis attend, en effet, la venue d'un
statisticien pour traiter le monceau de données accumulées entre 2002 et
2005. Le retard est dû à des problèmes budgétaires.
Jean-Paul Faucon, chef de l'unité pathologie de l'abeille de l'Afssa,
estime toutefois que ces données statistiques ne modifieront pas les
conclusions de l'enquête multifactorielle. Ces dernières ont donc été
rassemblées dans un document de 20 pages qui circule depuis quelque
temps dans les milieux apicoles. Le Figaro a réussi à se procurer ce texte.
Les conclusions de l'enquête ne manqueront pas de provoquer des remous
car elles ne recouvrent pas le diagnostic des apiculteurs. Ces derniers
affirmaient - on était alors au milieu des années 1990 - que les
mortalités des colonies d'abeilles et la baisse de production de miel
étaient dues à deux insecticides : l'Imidaclopride et le Fipronil.
Mélangées à l'enrobage des semences de tournesol et de maïs, ces deux
molécules, aujourd'hui interdites par le ministère de l'Agriculture,
étaient commercialisées respectivement sous le nom de Gaucho et de
Régent TS. Ces derniers constituent ce qu'on appelle des insecticides
systémiques (c'est la plante entière qui exprime la substance toxique).
Acarien parasite
L'enquête de l'Afssa a été menée dans cinq départements (Eure, Gard,
Gers, Indre et Yonne). Elle a porté sur cinq colonies choisies au hasard
dans cinq ruchers. Les colonies ont été visitées quatre fois dans
l'année. La Coordination apicole avait refusé de participer à cette
enquête. Elle estimait en effet que, pour elle, la seule chose à faire
était d'interdire ces deux produits. C'est donc dans un contexte très
conflictuel que s'est déroulé ce travail. Jean-Paul Faucon s'est fait
entarter par des apiculteurs, l'accusant de complicité avec les
industriels (Bayer et BASF).
L'enquête de l'Afssa révèle notamment que dans les cinq départements,
les différentes « matrices » (miel, cire, pollen) sont contaminées à
faible dose par les produits phytosanitaires agricoles (imidaclopride,
fipronil, endosulfan, deltaméthrine, parathion-méthyl et d'autres).
Elles sont contaminées aussi par des résidus de substances (coumaphos et
fluvalinate) utilisées par les apiculteurs pour lutter contre les
maladies causées par le varroa, un acarien parasite qui a envahi les
ruches du monde entier à partir des années 1990. Un seul cas de
mortalité due à une toxicité aiguë a été constaté, les analyses ayant
révélé après coup la présence d'endosuflan et de fluvalinate dans les
abeilles mortes.
« Nous avons constaté plusieurs pratiques apicoles inadaptées. Parmi
celles-ci, l'utilisation de produits non homologués pour le traitement
de la varroase », note l'équipe de l'Afssa. Celle-ci a d'ailleurs noté
au cours des trois ans qu'a duré l'enquête une amélioration du suivi
sanitaire des abeilles. Une observation à mettre en parallèle avec le
manque de formation de certains apiculteurs, régulièrement dénoncé par
le SPMF (Syndicat des producteurs de miel français).
Le dernier volet de l'enquête concerne le fait que, en raison de
l'uniformisation des paysages agricoles, certaines colonies manquent de
nourriture (de nectar mais surtout du pollen qui apporte les protéines
nécessaires au développement des jeunes larves). « Les anomalies
concernant l'alimentation des abeilles, qui ont été suspectées en raison
de la situation de certains ruchers, ont pu avoir des conséquences sur
la santé des colonies », avancent les chercheurs de l'Afssa. Dans ce
contexte de disette de fleurs sauvages, certains apiculteurs explorent
d'ailleurs la possibilité de nourrir les abeilles grâce à des jachères
fleuries. Une initiative qui en dit long sur les changements apportés
par l'agriculture intensive.
par jlP
publié dans :
Apiculture
